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Devant un tribunal de New York, Maduro se dit “président séquestré” et plaide non coupable

06 janvier 2026 - 11:47

Nicolás Maduro a comparu lundi devant un tribunal fédéral de New York, sa première apparition judiciaire מאז sa capture par les États-Unis. Lors de cette audience initiale, le dirigeant vénézuélien déchu a rejeté l’ensemble des accusations portées contre lui et s’est présenté comme un « président séquestré », affirmant son innocence face aux charges de narcoterrorisme, de conspiration en vue d’importer de la cocaïne et de détention illégale d’armes.

L’audience, brève mais fortement symbolique, s’est déroulée sous haute tension. Âgé de 63 ans, Maduro est entré dans la salle menotté aux chevilles, vêtu de l’uniforme pénitentiaire orange recouvert d’une chemise bleu foncé, et équipé d’un casque pour la traduction simultanée. À ses côtés se trouvait son épouse, Cilia Flores, également inculpée et qui a, elle aussi, plaidé non coupable.

S’exprimant en espagnol, Maduro a déclaré qu’il restait le président légitime du Venezuela et qu’il avait été transféré de force aux États-Unis. Le juge Alvin Hellerstein a interrompu à plusieurs reprises ses propos, précisant que ces arguments seraient examinés ultérieurement dans un cadre procédural approprié. Une nouvelle audience a été fixée au 17 mars, tandis que la durée globale du procès reste indéterminée et pourrait dépasser un an.

Le ministère public s’est abstenu de commenter l’opération ayant conduit à l’arrestation, indiquant simplement que Maduro avait été placé en détention le 3 janvier en fin de matinée. Son avocat, Barry Pollack, a évoqué de « sérieuses interrogations » sur la légalité de cette capture militaire et n’a pas exclu une demande de libération sous caution à un stade ultérieur, tout en signalant des problèmes de santé nécessitant une prise en charge médicale.

La défense de Cilia Flores a, de son côté, affirmé que celle-ci avait subi des blessures lors de son arrestation et a demandé des examens médicaux approfondis. Des journalistes présents ont rapporté la présence de contusions visibles.

À l’extérieur du tribunal, dans le centre de Manhattan, deux rassemblements opposés ont eu lieu, séparés par un important dispositif de sécurité : l’un dénonçant l’intervention américaine, l’autre saluant l’arrestation de Maduro.

Les procureurs américains estiment que l’ancien chef de l’État vénézuélien dirigeait un réseau politico-militaire impliqué depuis des décennies dans le trafic de stupéfiants, en lien avec des organisations considérées comme terroristes par Washington. Maduro a toujours rejeté ces accusations, dénonçant une manœuvre destinée, selon lui, à mettre la main sur les immenses réserves pétrolières du Venezuela.

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