Face aux perturbations de l’approvisionnement mondial liées à la guerre en Iran et aux tensions dans le détroit d’Ormuz, l’alliance OPEP+ a décidé d’augmenter à nouveau ses quotas de production à partir de mai.
L’alliance OPEP+ a annoncé dimanche une nouvelle hausse de sa production pétrolière de 206.000 barils par jour, dans un contexte marqué par la forte volatilité des marchés énergétiques mondiaux et les perturbations provoquées par la guerre en Iran.
La décision, qui prendra effet à compter du mois de mai prochain, a été adoptée par les principaux membres de la coalition, emmenés par l’Arabie saoudite et la Russie, ainsi que plusieurs pays du Golfe.
Cette augmentation vise à atténuer les tensions sur l’offre mondiale, alors que les infrastructures énergétiques régionales et les voies maritimes stratégiques restent sous pression.
Dans son communiqué, l’OPEP+ a toutefois averti que les atteintes aux infrastructures pétrolières et les perturbations des routes maritimes internationales continuent d’alimenter une forte instabilité des prix.
L’organisation a insisté sur « l’importance cruciale de protéger les corridors maritimes internationaux afin de garantir la continuité des flux énergétiques ».
Sans citer explicitement la guerre opposant les États-Unis, Israël et l’Iran, le communiqué intervient dans un contexte où le conflit pèse lourdement sur les marchés pétroliers.
Depuis le 28 février, les tensions autour du détroit d’Ormuz ont considérablement affecté la circulation des tankers.
Avant le conflit, près de 20 % du pétrole mondial et une part importante du gaz naturel liquéfié transitaient par ce passage stratégique.
La quasi-paralysie du trafic maritime dans cette zone a ravivé les inquiétudes sur la capacité des producteurs du Golfe à acheminer leurs exportations vers les marchés internationaux.
Un marché sous forte pression
Parallèlement à la crise au Moyen-Orient, les attaques ukrainiennes contre des installations pétrolières russes continuent également d’exercer une pression supplémentaire sur l’offre mondiale.
Dans ce contexte, les huit pays volontaires du groupe — Arabie saoudite, Russie, Irak, Émirats arabes unis, Koweït, Kazakhstan, Algérie et Oman — ont salué les efforts engagés pour développer des routes alternatives d’exportation.
Selon eux, ces mesures ont contribué à limiter partiellement la volatilité du marché.