À l’approche de ses 80 ans, Donald Trump fait l’objet d’une critique particulièrement sévère dans les colonnes de The New York Times, où son âge devient le point de départ d’une remise en cause plus large de son leadership politique.
Dans une tribune signée Gail Collins, la journaliste estime que le président américain « donne une mauvaise image du vieillissement en politique », en opposant son style de gouvernance à l’idée de sagesse généralement associée à l’expérience.
L’article souligne qu’en cas d’achèvement de son mandat, Trump dépasserait Joe Biden en tant que président le plus âgé à avoir exercé ses fonctions jusqu’à leur terme.
La chronique établit également un contraste appuyé avec Jimmy Carter, dont la longévité et l’engagement humanitaire après la présidence sont présentés comme un contre-modèle positif.
Au-delà de la polémique, cette prise de position intervient dans un contexte où la question de l’âge des dirigeants américains demeure un sujet majeur. Selon un récent sondage Reuters/Ipsos, près de huit Américains sur dix jugent les responsables politiques de Washington trop âgés pour représenter efficacement la population.
La tribune du quotidien new-yorkais dépasse ainsi la seule personne de Trump pour poser une question plus large: celle du renouvellement générationnel du pouvoir aux États-Unis.