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Israël : l’alliance Bennett-Lapid relance le front anti-Netanyahu avant les élections

26 avril 2026 - 18:37

Deux des principaux adversaires politiques de Benjamin Netanyahu ont décidé de reformer un front commun pour tenter de l’écarter du pouvoir lors des élections législatives prévues à l’automne. L’ancien Premier ministre Naftali Bennett et le chef de l’opposition Yair Lapid ont annoncé dimanche la fusion de leurs partis dans une nouvelle formation baptisée “Together”, dirigée par Bennett, avec l’ambition de rassembler le bloc anti-Netanyahu.

Selon Lapid, cette initiative vise à « mettre fin aux divisions internes » et à concentrer tous les efforts sur une élection jugée cruciale pour l’avenir politique du pays. Les deux hommes avaient déjà réussi en 2021 à interrompre douze années consécutives de pouvoir de Netanyahu, avant que cette coalition ne s’effondre dix-huit mois plus tard, ouvrant la voie à son retour en 2022.

Le contexte a profondément changé depuis l’attaque du Hamas du 7 octobre 2023 et la guerre de Gaza qui a suivi. La gestion sécuritaire de Netanyahu, longtemps considérée comme son principal atout politique, a été fortement contestée. Plusieurs sondages montrent depuis un affaiblissement progressif de sa coalition composée de partis religieux et ultranationalistes. Une enquête de N12 News attribue actuellement 25 sièges au Likoud contre 21 à Bennett, tandis que l’opposition pourrait atteindre, voire dépasser, le seuil décisif des 61 sièges à la Knesset.

Cette alliance ne signifie pas une fusion idéologique. Bennett représente une droite nationaliste dure, tandis que Lapid incarne un centre libéral et laïc. Ce qui les unit n’est pas une vision commune sur Gaza ou la question palestinienne, mais une priorité stratégique : empêcher la continuité du netanyahisme et reconstruire une majorité gouvernable.

Du côté du pouvoir, la riposte a été immédiate. Le Likoud accuse les deux dirigeants de vouloir renouer avec des alliances incluant des partis arabes et le mouvement islamique Raam. Les ministres ultranationalistes Itamar Ben-Gvir et Bezalel Smotrich ont dénoncé une prétendue « vente du pays » au mouvement islamique.

Au-delà de la bataille électorale, la vraie question demeure : Israël cherche-t-il simplement à remplacer Netanyahu, ou à repenser l’architecture politique née après le 7 octobre ?

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