À l’approche de la clôture de la période de révision des listes électorales générales, la Présidence du Ministère public a appelé les parquets du Royaume à redoubler de vigilance face à toute pratique susceptible de porter atteinte à l’intégrité du processus électoral, en insistant sur l’application rigoureuse des dispositions légales en vigueur.
La Présidence du Ministère public a adressé une circulaire aux procureurs généraux du Roi près les cours d’appel et aux procureurs du Roi près les tribunaux de première instance, les exhortant à lutter avec fermeté contre toute tentative de fraude ou de manipulation liée à l’inscription sur les listes électorales.
Dans ce document, l’institution souligne que la transparence et la crédibilité des opérations d’inscription constituent l’un des fondements essentiels du processus démocratique. Elle appelle ainsi les magistrats du parquet à mobiliser l’ensemble des mécanismes juridiques prévus par la législation nationale afin de prévenir et de réprimer toute infraction susceptible d’altérer la sincérité des listes électorales.
La circulaire met particulièrement l’accent sur les pratiques visant à fausser les conditions d’inscription des électeurs, rappelant que la loi prévoit des sanctions pénales à l’encontre de toute personne impliquée dans des actes de fraude, de falsification ou de manipulation des données électorales.
Cette démarche intervient alors que la période de révision annuelle des listes électorales générales, ouverte le 15 mai dernier, s’achèvera le 13 juin. Les citoyens remplissant les conditions légales peuvent encore déposer leurs demandes d’inscription, de transfert ou de rectification auprès des autorités compétentes.
La Présidence du Ministère public estime que la protection de l’intégrité des listes électorales constitue une responsabilité collective impliquant l’ensemble des acteurs institutionnels chargés de garantir la régularité des consultations électorales. Elle considère que toute atteinte à ce processus est susceptible d’affecter la confiance des citoyens dans les mécanismes démocratiques.
Au-delà de son caractère juridique, cette circulaire traduit la volonté des autorités de renforcer les garanties entourant les prochaines échéances électorales et de préserver les principes de transparence, d’égalité et de probité qui doivent régir l’expression du suffrage.