New Delhi a lancé lundi son avertissement le plus ferme depuis le début de la crise entre l’Iran et Israël. Les autorités indiennes ont demandé à leurs ressortissants présents sur le territoire iranien de quitter le pays « par tous les moyens de transport disponibles », alors que les affrontements entre les deux puissances régionales connaissent une nouvelle intensification.
L’Inde a exhorté lundi ses citoyens résidant en Iran à quitter le pays dès que possible, invoquant la dégradation rapide de la situation sécuritaire après une nouvelle série d’attaques croisées entre Téhéran et Israël.
Dans un avis publié par l’ambassade de l’Inde à Téhéran, les autorités recommandent également à leurs ressortissants d’éviter tout déplacement vers l’Iran jusqu’à nouvel ordre. Cette consigne marque un durcissement notable du discours officiel indien depuis le début des hostilités.
La décision intervient après une nouvelle flambée de violences dans la région. Au cours de la nuit, l’Iran a lancé plusieurs vagues de missiles contre Israël en riposte à des opérations militaires israéliennes. L’armée israélienne a ensuite frappé plusieurs sites en territoire iranien, notamment dans la capitale Téhéran ainsi qu’un complexe pétrochimique situé à Mahshahr, dans le sud-ouest du pays.
Dans les heures qui ont suivi, l’Iran a de nouveau visé des installations militaires israéliennes, dont les bases de Tel Nof et de Nevatim, alimentant les craintes d’une confrontation régionale plus large.
La sécurité des ressortissants indiens constitue une préoccupation majeure pour New Delhi. Selon les estimations officielles, environ 9 000 citoyens indiens se trouvaient en Iran lorsque les tensions se sont aggravées à la fin du mois de février. Depuis lors, près de 1 800 personnes auraient quitté le pays, tandis que plusieurs milliers d’autres y demeurent encore.
Cette nouvelle alerte reflète l’inquiétude croissante de nombreux États face à l’évolution du conflit. Au-delà des enjeux militaires, une aggravation de la crise pourrait affecter les échanges commerciaux, les marchés énergétiques et les équilibres géopolitiques du Moyen-Orient.
La communauté internationale suit avec attention l’évolution de la situation, alors que les efforts diplomatiques visant à empêcher une extension du conflit semblent, pour l’heure, peiner à produire des résultats concrets.