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L’ONU appelle à la « retenue maximale » pour consolider l’accord de paix entre les États-Unis et l’Iran

15 juin 2026 - 12:24

Le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, Volker Türk, a appelé ce lundi toutes les parties concernées à faire preuve d’une « retenue maximale » afin de transformer le cessez-le-feu conclu entre les États-Unis et l’Iran en un accord de paix durable pour l’ensemble du Moyen-Orient.

S’exprimant à l’ouverture de la 62e session du Conseil des droits de l’homme des Nations unies à Genève, le responsable onusien a estimé que la situation demeurait extrêmement fragile malgré les progrès diplomatiques enregistrés ces derniers jours.

« Toutes les parties doivent agir avec la plus grande retenue et œuvrer à consolider le cessez-le-feu afin de le transformer en un accord de paix global », a-t-il déclaré.

Le lourd bilan humain du conflit

Volker Türk a dénoncé les attaques menées par Israël et les États-Unis contre l’Iran durant le conflit déclenché fin février.

Selon lui, ces opérations militaires ont causé la mort de milliers de civils, dont des centaines d’enfants, et ont détruit de nombreuses infrastructures essentielles, notamment des hôpitaux, des écoles et des logements.

Le Haut-Commissaire a également demandé la publication des conclusions de l’enquête américaine concernant l’attaque contre l’école de Minab, survenue lors de la première journée du conflit.

Les organisations humanitaires continuent toutefois de souligner les difficultés à vérifier de manière indépendante l’ampleur exacte des pertes humaines.

Des critiques visant également Téhéran

Le responsable des droits humains a parallèlement dénoncé la répression exercée par les autorités iraniennes contre leur propre population.

Selon lui, des milliers de manifestants ont été tués lors des troubles survenus en janvier et la situation des libertés fondamentales s’est encore détériorée depuis le début de la guerre.

Volker Türk a notamment évoqué une multiplication des arrestations, un rétrécissement de l’espace civique et une hausse des exécutions liées à des accusations de sécurité nationale.

Au moins quarante personnes auraient été exécutées depuis le début de l’année, dont dix-huit manifestants.

Le détroit d’Ormuz au cœur des inquiétudes

Le Haut-Commissaire a également condamné les attaques iraniennes contre des infrastructures civiles dans plusieurs pays du Golfe et en Jordanie.

Il a par ailleurs dénoncé le blocage du détroit d’Ormuz, qu’il juge responsable de graves conséquences humanitaires et économiques, notamment pour l’acheminement de l’aide internationale.

Cette voie maritime stratégique concentre une part essentielle du commerce mondial d’hydrocarbures et son interruption a provoqué de fortes turbulences sur les marchés énergétiques.

Une fenêtre diplomatique à saisir

Les déclarations de Volker Türk interviennent alors qu’un accord entre Washington et Téhéran doit être officiellement signé vendredi à Genève.

Pour les Nations unies, cette avancée pourrait ouvrir une nouvelle phase diplomatique permettant d’aborder les questions encore en suspens : programme nucléaire iranien, sanctions internationales, sécurité régionale et garanties en matière de droits humains.

L’organisation insiste toutefois sur le fait qu’aucune paix durable ne pourra être obtenue sans respect du droit international humanitaire, protection effective des civils et engagement sincère des différentes parties en faveur du dialogue.

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