Après plusieurs mois durant lesquels le Moyen-Orient a monopolisé l’attention diplomatique internationale, la guerre en Ukraine revient au cœur des discussions du G7 réuni à Évian, sur les rives du lac Léman. Pour les dirigeants occidentaux, l’objectif principal de cette deuxième journée de sommet est clair : préserver l’unité du camp occidental et convaincre Donald Trump de continuer à soutenir Kiev face à la Russie.
Invité spécial de la rencontre, le président ukrainien Volodymyr Zelensky est arrivé en France dans un contexte particulièrement difficile pour son pays. Malgré les sanctions occidentales et l’aide militaire internationale, les combats se poursuivent et les attaques russes continuent de frapper plusieurs régions ukrainiennes.
L’attention se porte surtout sur Donald Trump. Fort du récent accord conclu avec l’Iran, qui a contribué à réduire les tensions au Moyen-Orient, le président américain affirme désormais vouloir favoriser une avancée diplomatique sur le dossier ukrainien.
« J’ai eu de très bonnes conversations avec Zelensky et avec Poutine. Je pense qu’il existe une possibilité d’avancer », a déclaré le président américain en marge du sommet.
Une rencontre cruciale pour Kiev
Volodymyr Zelensky espère profiter de sa présence à Évian pour obtenir des garanties sur la poursuite du soutien américain.
Pour l’Ukraine, les États-Unis demeurent un partenaire irremplaçable, tant sur le plan militaire que financier. Toute évolution de la position de Washington pourrait avoir des conséquences majeures sur l’équilibre du conflit.
Cette préoccupation s’est renforcée après les nouvelles frappes russes qui ont touché plusieurs villes ukrainiennes ces derniers jours, faisant de nombreuses victimes civiles et endommageant des infrastructures essentielles.
Le président ukrainien réclame notamment davantage de systèmes de défense aérienne et un renforcement des sanctions économiques visant Moscou.
Les Européens affichent leur solidarité
Les dirigeants européens présents à Évian affichent un soutien sans ambiguïté à l’Ukraine.
Le Premier ministre britannique Keir Starmer a annoncé de nouvelles sanctions contre la Russie ainsi qu’un programme d’assistance destiné à sécuriser l’approvisionnement énergétique ukrainien.
La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a estimé que les sanctions occidentales commencent à produire des effets significatifs sur l’économie russe, tandis que le président du Conseil européen, António Costa, a souligné l’importance de préserver l’unité des démocraties occidentales.
Pour les Européens, la cohésion du G7 reste un élément essentiel afin d’éviter que Moscou ne profite d’éventuelles divisions entre alliés.
Moscou reste inflexible
Malgré les appels à la négociation, le Kremlin ne montre pour l’instant aucun signe de recul majeur.
Les autorités russes estiment que leur position militaire demeure favorable et continuent de rejeter plusieurs conditions avancées par Kiev.
Face à cette situation, Zelensky a relancé l’idée d’une rencontre directe avec Vladimir Poutine, éventuellement sur le sol américain, estimant qu’un tel cadre rendrait plus difficile un refus du président russe.
Aucune réponse officielle n’a toutefois été donnée par Moscou.
Deux crises au cœur du sommet
Le sommet d’Évian illustre la complexité du contexte international actuel.
D’un côté, les dirigeants du G7 saluent les avancées diplomatiques enregistrées entre Washington et Téhéran. De l’autre, ils cherchent toujours une voie susceptible d’ouvrir la perspective d’une paix durable en Ukraine.
Pour les pays occidentaux, les deux dossiers sont désormais étroitement liés à leur crédibilité internationale.
Dans cette équation, Donald Trump et Volodymyr Zelensky apparaissent comme les deux figures centrales d’une séquence diplomatique qui pourrait influencer l’évolution de la guerre dans les mois à venir.