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Le Maroc renforce son ancrage africain dans la lutte contre la corruption

18 juin 2026 - 09:41

L’Instance nationale de la probité, de la prévention et de la lutte contre la corruption (INPPLC) a franchi une nouvelle étape dans son ouverture continentale en rejoignant officiellement l’Association des autorités africaines de lutte contre la corruption (AAACA), l’une des principales plateformes de coopération institutionnelle du continent dans ce domaine.

La décision a été approuvée à l’unanimité lors de la huitième Assemblée générale de l’organisation, tenue mercredi à Nairobi, au Kenya, en présence des représentants des organismes africains chargés de la prévention et de la répression de la corruption.

Dans un communiqué, l’Instance marocaine souligne que cette adhésion s’inscrit dans le prolongement de la vision africaine portée par le Roi Mohammed VI, fondée sur le renforcement de la coopération Sud-Sud, le partage des expertises et la construction de partenariats stratégiques au service du développement du continent.

La bonne gouvernance comme levier de développement

Pour l’INPPLC, la promotion de l’intégrité, de la transparence et de la bonne gouvernance constitue aujourd’hui un facteur déterminant pour renforcer l’attractivité économique des États africains, consolider la confiance dans les institutions publiques et créer les conditions d’une croissance durable et inclusive.

L’adhésion à cette organisation continentale permettra à l’Instance marocaine de renforcer sa présence dans les réseaux africains spécialisés dans la lutte contre la corruption, tout en élargissant ses possibilités de coopération technique et institutionnelle avec ses homologues du continent.

L’objectif affiché est de favoriser le partage des bonnes pratiques, l’échange d’expériences et le développement de mécanismes plus efficaces de prévention et de lutte contre les différentes formes de corruption.

Un défi de plus en plus transnational

Lors des travaux de l’Assemblée générale, les représentants marocains ont insisté sur le caractère de plus en plus complexe et transfrontalier des phénomènes de corruption.

Selon l’Instance, les mutations économiques, financières et technologiques ont contribué à faire émerger des formes de corruption qui dépassent désormais largement le cadre national, rendant indispensable une coopération renforcée entre les États africains.

Dans cette perspective, l’INPPLC estime que le développement d’approches communes, le renforcement des capacités institutionnelles et la mise en place de mécanismes permanents de coordination constituent des outils essentiels pour améliorer l’efficacité des politiques publiques de prévention.

Une organisation continentale en pleine expansion

Créée pour promouvoir la coopération entre les autorités nationales chargées de la lutte contre la corruption, l’Association des autorités africaines de lutte contre la corruption regroupe aujourd’hui 45 institutions représentant 43 pays africains.

L’organisation œuvre notamment à l’échange d’expertises, à la formation des cadres spécialisés, à la coordination des initiatives régionales et à la promotion des principes de transparence, de responsabilité et de bonne gouvernance.

Ses actions s’inscrivent dans le cadre de la Convention de l’Union africaine sur la prévention et la lutte contre la corruption ainsi que des principaux instruments internationaux adoptés dans ce domaine.

Une présence africaine de plus en plus affirmée

Cette adhésion illustre également la volonté du Maroc de consolider son engagement au sein des institutions africaines et de contribuer activement aux efforts continentaux visant à renforcer la gouvernance publique.

À travers cette intégration, Rabat entend participer davantage à la construction d’un espace africain fondé sur la confiance institutionnelle, la transparence administrative et la coopération entre États face aux défis communs.

Dans un contexte où la corruption demeure l’un des principaux freins au développement économique et social de nombreux pays africains, les autorités marocaines considèrent que le partage des expériences et l’action collective constituent désormais des leviers indispensables pour relever ce défi à l’échelle du continent.

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