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Alerte précoce au Maroc : une faille dans la chaîne d’alerte pourrait limiter la protection des populations

25 juin 2026 - 11:29

Le directeur général de la Météorologie nationale, Mohamed Dkhissi, a mis en garde, mercredi à Casablanca, contre les fragilités qui peuvent affecter les systèmes d’alerte précoce au Maroc, soulignant que leur efficacité ne dépend pas uniquement de la précision des prévisions météorologiques, mais également de la capacité à transmettre les alertes aux populations concernées de manière rapide et compréhensible.

Intervenant lors de l’ouverture de la consultation nationale consacrée à l’initiative « Alerte précoce pour tous », le responsable a insisté sur l’importance de renforcer l’ensemble de la chaîne d’alerte, depuis la prévision jusqu’à la réaction des citoyens.

« La précision des prévisions constitue une première étape essentielle, mais la véritable valeur d’une alerte réside dans sa compréhension par les citoyens et dans leur capacité à adopter les mesures appropriées », a-t-il expliqué.

Mohamed Dkhissi a averti que toute défaillance dans cette chaîne — qu’il s’agisse de la prévision, de la diffusion de l’information ou de la réponse des populations — peut réduire l’efficacité des dispositifs de prévention et limiter leur capacité à sauver des vies.

Le responsable a également souligné la nécessité d’améliorer la coordination entre les différents acteurs institutionnels, de renforcer les compétences aux niveaux national et régional et d’investir davantage dans l’innovation technologique afin de faire face aux risques naturels croissants.

Il a rappelé les efforts entrepris par la Direction générale de la météorologie, notamment à travers la modernisation des équipements d’observation, le développement des modèles de prévision numérique et le renforcement des capacités techniques et humaines.

Par ailleurs, les nouvelles technologies occupent une place croissante dans les systèmes d’alerte. Les applications mobiles, l’intelligence artificielle et les réseaux sociaux permettent aujourd’hui une diffusion plus rapide et mieux ciblée des avertissements, y compris dans les zones les plus éloignées.

Selon le directeur général, un système d’alerte précoce efficace repose sur quatre piliers : la compréhension des risques, la surveillance continue, la diffusion des informations et l’intervention rapide sur le terrain afin de limiter les dommages.

En conclusion, Mohamed Dkhissi a estimé que le Maroc avait déjà enregistré des progrès significatifs dans la gestion de plusieurs risques naturels, tout en affirmant l’ambition du Royaume de poursuivre la modernisation de ses mécanismes d’alerte conformément aux standards internationaux.

La consultation nationale « Alerte précoce pour tous », organisée à Casablanca jusqu’au 26 juin, s’inscrit dans une initiative des Nations unies visant à garantir l’accès de l’ensemble des populations à des systèmes d’alerte efficaces à l’horizon 2027.

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