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L'Iran frappe le Koweït et Bahreïn après les bombardements américains, le conflit régional s'aggrave

28 juin 2026 - 11:12

Le conflit au Moyen-Orient a franchi un nouveau seuil ce dimanche avec les frappes de missiles et de drones lancées par l’Iran contre des installations militaires américaines situées au Koweït et à Bahreïn, en représailles aux bombardements menés la veille par les États-Unis contre plusieurs sites militaires iraniens.

Cette nouvelle escalade confirme que les affrontements dépassent désormais le face-à-face entre Washington et Téhéran pour toucher directement les États du Golfe, qui accueillent plusieurs des principales bases militaires américaines de la région.

Les Gardiens de la Révolution ont affirmé avoir visé huit infrastructures américaines, notamment la base aérienne d’Ali Al Salem, au Koweït, ainsi que le quartier général de la Cinquième Flotte américaine, basé à Bahreïn. Les autorités bahreïnies ont indiqué avoir intercepté plusieurs projectiles, tandis que le Koweït a dénoncé une nouvelle agression iranienne susceptible de compromettre les efforts diplomatiques engagés ces dernières semaines.

Cette riposte intervient au lendemain des frappes américaines contre dix objectifs militaires iraniens, parmi lesquels des systèmes de défense aérienne, des dépôts de drones et des installations destinées au mouillage de mines dans le détroit d’Ormuz. Washington affirme avoir agi en réponse à une attaque iranienne contre un pétrolier transitant par ce passage stratégique.

Ormuz demeure au cœur de la crise

Le détroit d’Ormuz reste le principal point de friction entre les deux camps. Bien qu’il ait été partiellement rouvert après le mémorandum d’entente signé le 17 juin, Téhéran continue d’imposer des restrictions strictes à la navigation et exige que les navires empruntent un corridor maritime longeant ses côtes.

Les autorités iraniennes ont averti que tout bâtiment ne respectant pas ces conditions s’exposerait à des mesures plus sévères. Avant le conflit, près de 20 % du pétrole consommé dans le monde transitait par ce détroit.

Les négociations fragilisées

Les récents échanges de frappes compromettent sérieusement les discussions destinées à instaurer un cessez-le-feu durable. Les États-Unis et l’Iran s’accusent mutuellement d’avoir violé les engagements pris dans le cadre du mémorandum de juin.

Le président américain Donald Trump a de nouveau accusé Téhéran de ne pas respecter le cessez-le-feu et a laissé entendre que Washington pourrait recourir à de nouvelles opérations militaires pour garantir la sécurité de la navigation dans le Golfe.

Depuis Bagdad, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a réaffirmé que le contrôle du détroit relevait de la souveraineté iranienne tout en appelant à la création d’un nouveau mécanisme régional de sécurité associant les pays du Golfe.

Le front libanais reste également sous tension

Parallèlement, la situation demeure extrêmement fragile au Liban. Israël a poursuivi ses frappes dans le sud du pays malgré l’accord-cadre récemment conclu sous médiation américaine.

Le secrétaire général du Hezbollah, Naïm Qassem, a rejeté cet accord, qu’il qualifie d’« humiliant », tandis que plusieurs responsables du mouvement chiite affirment qu’il ne sera pas appliqué.

L’évolution simultanée des fronts du Golfe et du Liban confirme que le conflit est entré dans une nouvelle phase de régionalisation, avec des conséquences potentielles majeures sur la stabilité du Moyen-Orient et sur les marchés mondiaux de l’énergie.

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