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Les avocats marocains durcissent leur mouvement : sit-in illimité devant le Parlement et poursuite de la grève

02 juillet 2026 - 16:52

La crise entre les avocats marocains et les pouvoirs publics franchit un nouveau palier. L’Association des barreaux du Maroc (ABAM) a annoncé jeudi la poursuite de son mouvement de protestation contre le projet de réforme de la profession, avec une série de mesures de mobilisation qui témoignent d’une nette escalade du conflit.

À l’issue d’une réunion de son bureau tenue à Rabat, après le rassemblement organisé devant le Parlement, l’Association a confirmé le maintien de la suspension totale des prestations professionnelles ainsi que le boycott du système d’assistance judiciaire.

L’organisation a également décidé d’organiser un sit-in ouvert et illimité devant le Parlement à partir du lundi 6 juillet à 11 heures, auquel sont invités les bâtonniers en exercice, les anciens bâtonniers ainsi que les membres des conseils des barreaux.

Dans une nouvelle étape de son action, l’Association a annoncé la création d’une commission chargée du plaidoyer international. Celle-ci aura pour mission de saisir les organisations professionnelles et les institutions internationales afin de présenter la situation de la profession d’avocat au Maroc et d’exposer ce que l’Association qualifie de « campagne législative sans précédent » visant le barreau.

Dans son communiqué, l’ABAM affirme que la profession d’avocat, en tant que profession libérale et institution à valeur constitutionnelle, ne saurait être régie par une loi élaborée en dehors d’une démarche participative, en contradiction avec la Constitution et les principes universels qui encadrent l’exercice de la profession.

L’Association appelle en outre l’ensemble des avocates et avocats à se préparer à déposer leurs robes professionnelles dans les sièges des barreaux, un geste hautement symbolique destiné à marquer la poursuite de la mobilisation.

Sous le slogan « Vive un barreau libre et indépendant », les responsables de l’Association réaffirment leur attachement à l’indépendance de la profession et indiquent que leur bureau restera en session permanente afin de suivre l’évolution de ce dossier, devenu l’un des principaux sujets de tension entre les professionnels du droit et les autorités.

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