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Italie : Giorgia Meloni réclame toute la lumière sur la mort du Marocain Abderrahim Fakir

21 juillet 2026 - 21:45

La Première ministre italienne, Giorgia Meloni, a appelé, mardi, à une enquête approfondie sur la mort du ressortissant marocain Abderrahim Fakir, décédé dimanche à Bologne lors de son interpellation par la police. Elle a toutefois condamné les violences qui ont éclaté lors des manifestations organisées en réaction à ce drame, faisant plusieurs dizaines de blessés parmi les forces de l’ordre.

Dans un message publié sur la plateforme X, la cheffe du gouvernement italien a insisté sur la nécessité de faire toute la lumière sur les circonstances du décès. « Il est essentiel que toutes les responsabilités soient établies avec la plus grande rigueur. La vérité doit être recherchée de manière exhaustive, sans préjugés et sans indulgence envers quiconque », a-t-elle déclaré.

Abderrahim Fakir est décédé dimanche dans le quartier de Pilastro, en périphérie de Bologne, après une intervention policière. Une vidéo largement diffusée sur les réseaux sociaux montre le ressortissant marocain maintenu au sol par deux policiers, appelant à l’aide et affirmant qu’il ne pouvait plus respirer, avant de perdre progressivement connaissance.

Le parquet de Bologne a ouvert une enquête afin de déterminer les circonstances exactes de ce décès. Les autorités locales ont annoncé que les images enregistrées par les caméras-piétons des agents impliqués seraient mises à la disposition des enquêteurs.

Selon plusieurs médias italiens, les policiers auraient d’abord tenté de calmer Abderrahim Fakir avant de faire usage de gaz poivré puis de le maîtriser au sol pour procéder à son arrestation, après qu’il eut adopté un comportement jugé agressif.

Parallèlement, une manifestation organisée lundi soir dans le centre de Bologne a dégénéré en affrontements entre protestataires et forces de l’ordre. Des groupes de manifestants ont lancé des pétards, des bouteilles et divers projectiles contre les policiers, qui ont riposté à l’aide de gaz lacrymogènes et de canons à eau. Selon le syndicat de police COISP, ces violences ont fait 56 blessés parmi les agents.

Réagissant à ces incidents, Giorgia Meloni a dénoncé les débordements, estimant que « ceux qui ont choisi d’utiliser cet incident comme prétexte pour saccager la ville, attaquer les forces de l’ordre et propager la violence ne recherchaient pas la vérité, mais l’affrontement ».

L’affaire a provoqué un vif débat sur la scène politique italienne. Les partis d’opposition réclament qu’une enquête indépendante permette d’établir toutes les responsabilités, tandis que plusieurs responsables de la majorité appellent au respect de la présomption d’innocence des policiers concernés.

Le ministre italien de l’Intérieur, Matteo Piantedosi, a ainsi déclaré que « de la même manière que tout citoyen bénéficie de la présomption d’innocence, ce même principe doit s’appliquer à ceux qui portent un uniforme », tout en assurant que l’enquête suivrait son cours dans le respect de l’État de droit.

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