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Gaza : le Hamas accepte un accord de désarmement, Israël reste prudent

01 août 2026 - 11:01

Le mouvement islamiste Hamas a annoncé vendredi avoir accepté un accord visant à mettre fin à la guerre dans la bande de Gaza. Le texte prévoit le désarmement progressif du mouvement ainsi que le retrait graduel de l’armée israélienne du territoire palestinien.

Présenté jeudi soir par le président américain Donald Trump, l’accord n’a toutefois pas encore reçu l’aval officiel du gouvernement israélien. Le ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, l’a qualifié d’« inacceptable », estimant qu’un arrêt des opérations militaires permettrait au Hamas de se reconstituer.

Depuis Camp David, Donald Trump a affirmé qu’Israël était favorable à l’accord et a présenté le désarmement du Hamas comme une étape essentielle vers la mise en place d’une nouvelle administration palestinienne à Gaza.

Deux hauts responsables du Hamas, cités par l’AFP sous couvert d’anonymat, ont confirmé que le mouvement acceptait de remettre ses armes dans le cadre d’un processus supervisé par les médiateurs internationaux et la Commission de la paix. Selon eux, ces garants devront veiller au respect des engagements pris par les deux parties.

Le négociateur du Hamas Ghazi Hamad a déclaré que le mouvement consentait à ces concessions « dans l’intérêt du peuple palestinien », afin de mettre un terme aux souffrances et aux déplacements de population. Il a précisé que le désarmement serait administré par le Comité national pour l’administration de Gaza (NCAG).

Selon des sources diplomatiques, cette instance composée de technocrates palestiniens assurerait la gestion civile de la bande de Gaza durant la période de transition.

Sur le terrain, les réactions restent partagées entre espoir de voir la guerre prendre fin et scepticisme quant à l’application effective des engagements, notamment concernant le retrait israélien.

Les discussions sur la deuxième phase du cessez-le-feu se poursuivent depuis plusieurs semaines en Égypte. De nombreux observateurs estiment néanmoins qu’un retrait rapide des forces israéliennes demeure incertain dans le contexte politique actuel.

Le conflit a éclaté après l’attaque menée par le Hamas contre Israël le 7 octobre 2023, qui a fait 1 221 morts et 251 otages, selon les autorités israéliennes. La riposte israélienne a causé plus de 73 000 morts dans la bande de Gaza, d’après le ministère de la Santé contrôlé par le Hamas.

Le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a salué cet accord de désarmement, qu’il a qualifié de « seule bonne nouvelle » dans une région toujours marquée par de fortes tensions.

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