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Marco Rubio salue le rapprochement entre Washington et l'Amérique latine, un contexte favorable aux priorités diplomatiques américaines

03 août 2026 - 10:57

Le secrétaire d’État américain Marco Rubio a salué ce lundi ce qu’il qualifie de « réussite extraordinaire » : l’émergence, selon lui, d’une majorité de gouvernements latino-américains favorables aux États-Unis. Une évolution que Washington considère comme un atout stratégique pour renforcer son influence dans l’hémisphère occidental et promouvoir ses principales priorités diplomatiques.

S’exprimant lors d’une réunion du cabinet présidée par Donald Trump, Marco Rubio a estimé que, « pour la première fois depuis quinze à vingt ans », la majorité des pays d’Amérique latine et des Caraïbes sont désormais dirigés par des gouvernements proches de Washington.

« Presque toutes les élections organisées depuis le retour du président Trump à la Maison Blanche ont porté au pouvoir des dirigeants favorables aux États-Unis », a-t-il déclaré, évoquant un changement profond de l’équilibre politique régional.

Un nouveau paysage politique

L’investiture cette semaine de Keiko Fujimori à la présidence du Pérou renforce cette dynamique, selon Washington. Peu après son entrée en fonction, la nouvelle cheffe de l’État s’est entretenue par téléphone avec Marco Rubio afin d’évoquer les relations bilatérales et les principaux dossiers régionaux.

Cette évolution s’inscrit dans un contexte où plusieurs gouvernements conservateurs ou de centre droit entretiennent des relations étroites avec l’administration Trump. À l’inverse, les principales puissances régionales gouvernées par la gauche restent aujourd’hui le Brésil et le Mexique, tandis que d’autres pays connaissent d’importantes recompositions politiques.

Un enjeu stratégique pour Washington

Au-delà de la politique intérieure latino-américaine, cette recomposition renforce la capacité des États-Unis à défendre leurs positions au sein des organisations régionales et internationales.

Pour Washington, disposer de partenaires proches en Amérique latine facilite la coopération sur plusieurs dossiers majeurs : sécurité régionale, lutte contre les réseaux criminels, immigration, commerce, énergie, mais aussi soutien diplomatique sur certaines questions internationales.

Cette influence croissante pourrait également consolider les positions américaines sur des dossiers suivis de près par plusieurs pays latino-américains, notamment la question du Sahara marocain. Au cours des dernières années, plusieurs États de la région ont exprimé leur soutien au plan marocain d’autonomie ou renforcé leur coopération avec Rabat, dans un contexte marqué par le maintien de la reconnaissance américaine de la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental.

Pression accrue sur le Nicaragua

Parallèlement, l’administration américaine poursuit sa pression diplomatique sur le Nicaragua. À la demande de Washington, le Conseil permanent de l’Organisation des États américains (OEA) tiendra cette semaine une réunion extraordinaire consacrée à la situation politique dans le pays.

Pour l’administration Trump, l’évolution politique observée en Amérique latine constitue l’un des principaux succès de sa politique étrangère dans l’hémisphère occidental et un levier destiné à renforcer l’influence des États-Unis face aux nouveaux équilibres géopolitiques mondiaux.

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