Les prix du pétrole ont enregistré une nouvelle hausse jeudi, les marchés restant suspendus aux négociations en cours autour du détroit d’Ormuz, l’un des principaux points de passage du commerce mondial des hydrocarbures. Les incertitudes entourant un éventuel accord entre l’Iran et les États-Unis, sous médiation du Sultanat d’Oman, continuent d’alimenter la nervosité des investisseurs.
Le Brent de la mer du Nord a gagné 0,58 %, atteignant 79,91 dollars le baril, tandis que le West Texas Intermediate (WTI) américain progressait de 0,48 % à 75,58 dollars.
Cette hausse intervient après la publication d’informations faisant état de discussions sur un projet d’accord qui pourrait redéfinir les conditions de navigation dans le détroit d’Ormuz. Selon plusieurs sources relayées par Reuters, certaines propositions accorderaient à l’Iran un rôle accru dans la gestion du trafic maritime à l’entrée du Golfe, une perspective qui suscite de nombreuses interrogations sur les marchés énergétiques.
Des signaux contradictoires entretiennent la volatilité
Alors que le président américain Donald Trump a affirmé qu’un accord pour rouvrir pleinement le détroit pourrait être conclu prochainement, plusieurs responsables américains ont rappelé que Washington n’accepterait pas qu’un seul pays exerce un contrôle exclusif sur cette voie stratégique, par laquelle transite une part essentielle des exportations mondiales de pétrole.
Ces déclarations contradictoires entretiennent l’incertitude des opérateurs, qui peinent à anticiper l’évolution de la situation géopolitique au Moyen-Orient.
Les stocks américains limitent la hausse
Les marchés ont toutefois été partiellement rassurés par les dernières données publiées aux États-Unis. L’Energy Information Administration (EIA) a fait état d’une augmentation des stocks américains de pétrole brut, conséquence d’un léger ralentissement de l’activité des raffineries et d’une progression modérée des importations.
Cette hausse des réserves américaines contribue à limiter les tensions sur les prix, même si l’évolution du conflit au Moyen-Orient demeure, à court terme, le principal facteur d’influence sur les marchés pétroliers.
Le détroit d’Ormuz reste l’un des points névralgiques de l’économie mondiale : toute perturbation durable de la navigation dans cette zone est susceptible d’avoir des répercussions immédiates sur les prix de l’énergie, les coûts du transport maritime et, par ricochet, sur l’inflation mondiale.