Le Burkina Faso maintient sa position en faveur de la souveraineté du Maroc sur le Sahara et réaffirme son soutien au plan marocain d’autonomie. Son chef de la diplomatie, Karamoko Jean-Marie Traoré, a également fait état d’avancées dans la mise en œuvre de l’initiative royale visant à faciliter l’accès des pays du Sahel à l’océan Atlantique.
À l’issue d’un entretien avec son homologue marocain, Nasser Bourita, mardi à New York, en marge de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations unies, le ministre burkinabè des Affaires étrangères, Karamoko Jean-Marie Traoré, a réaffirmé le soutien de son pays à la souveraineté du Maroc sur le Sahara.
« Notre position n’a pas changé », a-t-il déclaré à la presse, réitérant l’appui de Ouagadougou au plan d’autonomie proposé par Rabat pour le règlement du différend régional.
Le ministre burkinabè a estimé que cette proposition bénéficiait de l’appui des Nations unies, tout en réaffirmant la constance de la position de son pays. Le plan marocain d’autonomie constitue une proposition de règlement soutenue par plusieurs États, mais ne représente pas un accord définitif adopté par les parties sous l’égide de l’ONU.
Initiative atlantique : les prochaines étapes à l’étude
Les discussions ont également porté sur l’initiative lancée par le roi Mohammed VI pour faciliter l’accès des pays du Sahel à l’océan Atlantique, un projet destiné à renforcer leur connectivité et leurs perspectives de développement économique.
Karamoko Jean-Marie Traoré a indiqué que des groupes de travail avaient été mis en place dans les différents pays concernés. Selon lui, sa rencontre avec Nasser Bourita a permis d’examiner les prochaines étapes de la mise en œuvre de cette initiative.