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À l’ONU, Bourita appelle à une action ferme contre les groupes armés non étatiques et leurs soutiens

23 septembre 2026 - 08:32

Devant l’Assemblée générale des Nations unies, le chef de la diplomatie marocaine, Nasser Bourita, a appelé à une redéfinition des priorités internationales en matière de sécurité, mettant en garde contre la montée en puissance des groupes armés non étatiques et réclamant des sanctions contre les États qui les financent, les arment ou les abritent.

Dans son discours prononcé mardi soir à New York, au nom du Maroc, lors du débat général de la 81e session de l’Assemblée générale de l’ONU, Nasser Bourita a dressé un constat préoccupant de la situation internationale. Face à la multiplication des crises militaires, économiques, énergétiques et environnementales, le ministre a notamment pointé l’affaiblissement des mécanismes institutionnels de prévention des conflits et de gestion des crises.

Selon lui, cette évolution impose à la communauté internationale de revoir ses priorités stratégiques, en accordant une attention particulière à la menace croissante des groupes armés non étatiques, dont l’influence s’étend désormais aux voies maritimes et aux détroits, au risque de perturber la navigation internationale.

Plus de 200 millions de personnes exposées

Pour illustrer l’ampleur du phénomène, le ministre a avancé que plus de 200 millions de personnes vivent aujourd’hui sous l’emprise de groupes armés ou dans des zones disputées par ces organisations. Il a également évoqué l’existence de plus de 130 groupes armés non étatiques considérés comme parties à des conflits armés.

Bourita a mis en garde contre les liens qu’il établit entre groupes armés, milices séparatistes, organisations terroristes, réseaux criminels transfrontaliers et mercenaires. Il a dénoncé le recours à la violence et à la politique du fait accompli par ces organisations, contestant leur présentation comme des acteurs susceptibles de contribuer à la résolution pacifique des conflits.

Responsabiliser les États qui soutiennent les groupes armés

Au-delà de la menace représentée par ces organisations, le chef de la diplomatie marocaine a insisté sur la responsabilité des États qui leur apportent un soutien financier, militaire ou logistique.

Il a appelé à une action internationale ferme, estimant que les États qui parrainent, financent, arment ou abritent ces groupes doivent répondre de leurs actes sur les plans juridique, moral et historique.

Le ministre a également dénoncé l’utilisation de groupes armés comme instruments de stratégies étatiques indirectes, permettant à leurs commanditaires de poursuivre leurs objectifs tout en cherchant à échapper à leurs responsabilités internationales.

Dans cette perspective, Bourita a plaidé pour l’adoption de sanctions dissuasives visant aussi bien les groupes armés non étatiques que les acteurs qui les protègent, ainsi que pour l’application du principe de responsabilité à toute partie impliquée dans leur financement, leur armement ou leur hébergement.

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