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Incendie dans une raffinerie d’Aramco après une attaque revendiquée par les Houthis

09 août 2026 - 10:25

Le feu déclaré sur le site saoudien de Jazan a été éteint sans faire de victime. Les rebelles yéménites affirment avoir visé l’installation avec un drone, mais Riyad n’a pas encore confirmé l’origine de l’incident.

Un incendie s’est déclaré dimanche dans la raffinerie de Jazan, appartenant au géant pétrolier Saudi Aramco, dans le sud-ouest de l’Arabie saoudite. Les équipes d’intervention ont maîtrisé les flammes et aucune victime n’a été signalée, selon le ministère saoudien de l’Énergie.

Le ministère n’a pas précisé l’origine du feu. Il a indiqué que les autorités compétentes poursuivaient les procédures nécessaires pour gérer l’incident et en déterminer les circonstances.

Quelques heures plus tard, les Houthis du Yémen ont revendiqué une attaque de drone contre l’installation. Leur porte-parole militaire, Yahya Saree, a présenté cette opération comme une réponse à de supposées incursions aériennes saoudiennes au-dessus des provinces yéménites de Hajjah et de Saada.

Riyad n’a pas confirmé cette version et n’a officiellement établi aucun lien entre l’attaque revendiquée et l’incendie. L’attribution aux Houthis demeure donc, à ce stade, une affirmation du mouvement rebelle et non une conclusion des autorités saoudiennes.

Une installation stratégique proche du Yémen

La raffinerie de Jazan dispose d’une capacité de traitement d’environ 400.000 barils de pétrole brut par jour. Située sur la côte saoudienne de la mer Rouge, à proximité du Yémen, elle produit notamment de l’essence, du diesel à très faible teneur en soufre et du carburant pour l’aviation.

Son emplacement permet à Aramco d’expédier des produits raffinés par la mer Rouge sans emprunter le détroit d’Ormuz. Cet avantage logistique s’accompagne toutefois d’une forte exposition aux tensions sécuritaires venues du Yémen.

Le site avait déjà été pris pour cible à la fin du mois de juillet. Aramco avait alors interrompu ses opérations après une attaque attribuée aux Houthis qui avait endommagé le complexe de gazéification intégrée et une zone de stockage. Les réparations devaient se poursuivre jusqu’à la mi-août.

Le directeur général d’Aramco, Amin Nasser, a récemment reconnu que les attaques contre les installations de l’entreprise avaient entraîné certaines interruptions de production. Il a néanmoins affirmé qu’elles n’avaient pas eu d’impact opérationnel ou financier significatif et que les capacités pouvaient être rapidement rétablies.

Une nouvelle escalade en mer Rouge

Les Houthis ont déjà visé des sites d’Aramco à Jazan et à Yanbu, ainsi que des intérêts maritimes liés à l’Arabie saoudite. Le mouvement a annoncé le mois dernier un blocus naval contre le Royaume en mer Rouge, en réponse à ce qu’il qualifie de siège saoudien imposé au Yémen. Riyad rejette cette accusation.

Cette nouvelle attaque revendiquée accroît la pression sur les infrastructures énergétiques du Golfe et de la mer Rouge, dans un contexte régional dominé par la guerre avec l’Iran et les opérations de groupes armés alliés à Téhéran.

L’incident n’a fait aucune victime et aucun impact majeur sur la production ou l’approvisionnement n’a été confirmé. La répétition des attaques contre Jazan souligne néanmoins la vulnérabilité d’une infrastructure énergétique stratégique située à faible distance du territoire yéménite.

L’incendie a été confirmé par le ministère saoudien de l’Énergie, tandis que la revendication des Houthis a été rapportée par Reuters et Associated Press.

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