La Fédération royale marocaine de football (FRMF) ne veut plus voir se multiplier au Maroc des écoles portant le nom de grands clubs européens. La mesure concerne également les structures liées à ces équipes par une franchise, un partenariat ou toute autre forme de collaboration.
La FRMF a décidé d’interdire la création de nouvelles académies et écoles privées de football utilisant le nom d’un club étranger. Cette décision intervient alors que l’instance fédérale prépare un référentiel national destiné à réglementer l’organisation, le fonctionnement et la gestion des structures privées de formation implantées dans le Royaume.
L’interdiction ne vise donc pas uniquement l’utilisation sans autorisation de marques étrangères. Elle s’applique aussi aux projets officiellement associés à des clubs internationaux par l’intermédiaire de contrats de partenariat, de licences ou d’autres liens juridiques.
À travers cette nouvelle orientation, la Fédération entend renforcer la formation nationale, améliorer l’encadrement des jeunes joueurs et consacrer le principe d’autonomie des académies privées marocaines. L’objectif affiché est de mettre ces structures en conformité avec la stratégie nationale de développement du football et de garantir aux jeunes un environnement de formation cohérent et mieux contrôlé.
Quel avenir pour les académies déjà en activité ?
La portée exacte de la décision reste toutefois à préciser. Le communiqué de la FRMF évoque l’interdiction de toute nouvelle « création », sans indiquer explicitement le sort réservé aux académies étrangères qui exercent déjà au Maroc.
Plusieurs structures pourraient être concernées par le futur cadre réglementaire. La PSG Academy Maroc dispose de centres à Casablanca et Rabat et avait annoncé son intention de poursuivre son expansion dans le Royaume. La Juventus Academy Maroc est également implantée dans plusieurs sites à Casablanca, Bouskoura et Rabat.
Les deux Barça Academies présentes à Rabat et Casablanca avaient, quant à elles, cessé leurs activités le 12 mai 2026, soit près de trois mois avant l’annonce de la Fédération.
À ce stade, rien ne permet donc d’affirmer que les académies déjà établies devront fermer. Elles pourraient être appelées à changer de nom, à revoir leur statut juridique ou à transformer leurs accords avec les clubs étrangers afin de se conformer au futur référentiel national.
La FRMF n’a pas encore précisé le calendrier d’application, les modalités de transition, les procédures d’autorisation ni les éventuelles sanctions. Une clarification sera notamment nécessaire pour déterminer si la mesure interdit seulement l’exploitation du nom et de l’identité visuelle des clubs étrangers ou également l’utilisation de leur méthodologie de formation dans le cadre d’une coopération technique.
Au-delà de la question des marques, la décision traduit la volonté de la Fédération de reprendre la maîtrise d’un secteur en plein essor et de faire émerger un modèle marocain de formation, moins dépendant des franchises européennes et davantage intégré à la politique nationale du football.