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Washington réaffirme la souveraineté japonaise sur l’île disputée visitée par Poutine

14 août 2026 - 19:13

Les États-Unis ont réaffirmé leur reconnaissance de la souveraineté japonaise sur les «Territoires du Nord» après la visite du président russe Vladimir Poutine à Iturup, l’une des quatre îles administrées par Moscou et revendiquées par Tokyo.

L’ambassadeur américain au Japon, George Glass, a exprimé vendredi le soutien de Washington à son allié asiatique et condamné toute action susceptible de compromettre la paix et la stabilité dans la région indo-pacifique.

Cette déclaration ne marque pas un changement de politique américaine. Elle réitère la position de Washington dans le différend territorial opposant le Japon à la Russie.

Vladimir Poutine s’est rendu jeudi sur l’île d’Iturup, appelée Etorofu par les Japonais. Il y a visité une école, un hôpital et une usine de transformation de produits de la mer. Il s’agit de son premier déplacement sur l’une des îles contestées.

Tokyo a réagi en convoquant l’ambassadeur de Russie. La Première ministre japonaise, Sanae Takaichi, a qualifié cette visite d’«absolument inacceptable» et réaffirmé que les territoires concernés appartenaient intrinsèquement au Japon sur les plans historique et juridique.

La revendication japonaise porte sur Etorofu/Iturup, Kunashiri/Kunashir, Shikotan et le groupe d’îlots Habomai. La Russie exerce un contrôle effectif sur ces territoires et les considère comme faisant partie intégrante de la Fédération.

L’ambassade de Russie à Tokyo a rejeté la protestation japonaise, estimant que le déplacement du chef de l’État russe dans un territoire administré par Moscou ne constituait pas un sujet à discuter avec d’autres pays.

Les forces soviétiques ont occupé les quatre îles à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Le Japon soutient qu’elles ne font pas partie de l’archipel des Kouriles auquel il a renoncé après le conflit. Moscou affirme, à l’inverse, que sa souveraineté découle des conséquences territoriales de la guerre.

Ce contentieux empêche les deux pays de conclure un traité de paix définitif depuis 1945. Des rapprochements avaient été engagés sous l’ancien Premier ministre japonais Shinzo Abe, avant que les relations ne se dégradent de nouveau après l’invasion russe de l’Ukraine et l’adhésion de Tokyo aux sanctions occidentales.

La visite de Vladimir Poutine ouvre ainsi un nouveau front de tension en Asie du Nord-Est, dans un contexte de rapprochement stratégique entre Moscou et Pékin et de renforcement de l’alliance militaire américano-japonaise.

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