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Blé tendre : l’État réactive son soutien aux importations à partir du 16 septembre

24 août 2026 - 08:13

Le Maroc remettra en place, du 16 septembre au 31 décembre 2026, son mécanisme de soutien aux importations de blé tendre destiné à la minoterie industrielle. La prime accordée aux opérateurs sera recalculée chaque mois en fonction de l’écart entre le coût moyen du blé importé à la sortie du port et un prix de référence fixé à 270 dirhams le quintal.

Les modalités du dispositif figurent dans une circulaire de l’Office national interprofessionnel des céréales et des légumineuses (ONICL) datée du 18 août, citée par Le Matin. Celle-ci fait suite à une décision conjointe prise le 3 août par les ministères de l’Économie et des Finances et de l’Agriculture.

Le mécanisme concernera les importations effectuées par les organismes stockeurs agréés, notamment les négociants en céréales et les coopératives agricoles, ainsi que par les minoteries industrielles.

Une prime recalculée chaque mois

La prime forfaitaire correspondra à la différence entre le prix de revient moyen du blé tendre importé à la sortie du port et le prix de référence de 270 dirhams le quintal.

Pour déterminer ce coût moyen, le dispositif prendra en compte les prix du blé provenant de France, d’Allemagne, d’Argentine et des États-Unis.

Lorsque l’écart entre les deux origines les moins chères ne dépassera pas 30 dirhams par quintal, leur coût moyen servira de base au calcul. Si la différence est supérieure à ce seuil, le prix de l’origine la moins chère sera retenu, avec une majoration de 15 dirhams par quintal.

Le calcul intégrera également les cours internationaux, le fret maritime à destination du Maroc, la parité entre le dollar et le dirham, ainsi que des frais d’approche et une marge d’importation fixés à 22,5 dirhams par quintal.

Le montant mensuel de la prime sera arrêté par une commission composée de représentants des ministères des Finances et de l’Agriculture ainsi que de l’ONICL.

Une aide conditionnée à la livraison aux minoteries

Le blé bénéficiant de ce soutien devra être livré exclusivement aux minoteries industrielles, soit directement depuis les ports, soit à partir des entrepôts des organismes stockeurs.

Le versement de la prime s’effectuera en deux étapes : une première tranche de 80 % sur la base des quantités effectivement importées, puis un solde de 20 % après justification de leur livraison aux minoteries.

Les quantités non livrées pourront entraîner la récupération des aides déjà versées. Les opérateurs devront également répercuter le soutien accordé par l’État sur leurs prix de vente.

La réactivation de ce mécanisme intervient après une collecte nationale inférieure aux objectifs annoncés. Selon les professionnels de la minoterie cités par Le Matin, environ six millions de quintaux auraient été collectés, contre un objectif initial de 15 millions.

Les stocks constitués avant la suspension des importations se seraient, parallèlement, réduits. Le retour au mécanisme de restitution vise ainsi à sécuriser l’approvisionnement des minoteries et à limiter la transmission des fluctuations du marché international aux prix intérieurs.

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