Le Maroc occupe la 43e place mondiale dans l’Indice national de cybersécurité (NCSI), avec un score de 79,17 points sur 100. Ce classement évalue principalement la préparation institutionnelle et réglementaire des États face aux cybermenaces et leur capacité à organiser la gestion des incidents informatiques.
Le classement en ligne, consulté le 24 août 2026, porte sur 155 pays. Le Maroc partage le même score que la Tunisie, la République dominicaine, le Kazakhstan, la Norvège et la Suisse, même si ces pays occupent des positions successives dans le tableau.
La fiche consacrée au Royaume a été actualisée pour la dernière fois le 15 octobre 2025, à partir de données fournies par des responsables gouvernementaux et vérifiées par les experts de l’indice.
Développé par l’e-Governance Academy Foundation, basée en Estonie, le NCSI s’appuie sur 49 indicateurs répartis entre douze domaines. Il examine notamment les lois et réglementations en vigueur, l’existence d’organismes spécialisés, les mécanismes de coopération et les programmes publics liés à la cybersécurité.
Des résultats élevés dans plusieurs domaines
Le Maroc obtient la note maximale dans cinq domaines : la recherche et le développement en cybersécurité, la protection des infrastructures critiques d’information, la sécurité des outils de transformation numérique, l’analyse des cybermenaces et la sensibilisation, ainsi que la protection des données personnelles.
La fiche du Royaume met notamment en avant le cadre juridique relatif à la cybersécurité, le rôle de la Direction générale de la sécurité des systèmes d’information (DGSSI), les missions du Centre de veille, de détection et de réaction aux attaques informatiques (maCERT), ainsi que l’existence de la Commission nationale de contrôle de la protection des données à caractère personnel.
L’indice relève également la présence de programmes universitaires et de travaux de recherche consacrés à la sécurité informatique.
Les performances sont plus nuancées dans d’autres domaines. Le Maroc obtient 80 % pour sa politique nationale de cybersécurité, 67 % pour sa contribution internationale et 60 % en matière d’éducation et de développement professionnel.
La fiche ne valide notamment pas l’existence d’un enseignement structuré de la sécurité numérique dans les programmes nationaux du primaire et du secondaire. Elle ne recense pas non plus de plan d’action public répondant à l’ensemble de ses critères pour la mise en œuvre de la stratégie nationale.
Un indice de préparation, non un bilan des cyberattaques
Le NCSI ne mesure pas directement le nombre d’attaques subies ou déjouées, ni l’efficacité opérationnelle de chaque dispositif. Il évalue surtout l’existence de capacités nationales appuyées par des textes juridiques, des institutions, des programmes et des documents accessibles au public.
Le score obtenu témoigne ainsi de la solidité du cadre institutionnel marocain, sans constituer à lui seul une mesure complète de la résilience réelle des administrations, des entreprises et des infrastructures critiques face aux cyberattaques.
Les positions peuvent par ailleurs évoluer à tout moment, le NCSI étant un indice actualisé en continu et non un classement annuel figé.