Jean-Luc Mélenchon pourrait se qualifier pour le second tour de l’élection présidentielle française de 2027 si Édouard Philippe et Gabriel Attal maintiennent tous deux leur candidature, selon un sondage Toluna–Harris Interactive réalisé pour M6 et RTL.
Marine Le Pen domine cependant très largement l’ensemble des configurations examinées. La candidate du Rassemblement national recueillerait entre 35 % et 38 % des intentions de vote au premier tour, prévu le 18 avril 2027.
Dans le scénario le plus fragmenté, qui inclut notamment les candidatures de Raphaël Glucksmann, Gabriel Attal et Édouard Philippe, Jean-Luc Mélenchon obtiendrait 16 % des suffrages.
Le dirigeant de La France insoumise devancerait alors Édouard Philippe, crédité de 14 %, Raphaël Glucksmann, à 10 %, Gabriel Attal, à 8 %, et Bruno Retailleau, à 6 %.
Une qualification conditionnée par la division du centre
La position de Jean-Luc Mélenchon varie peu selon les différentes hypothèses : il recueillerait entre 16 % et 17 % des intentions de vote.
Son éventuelle qualification dépendrait toutefois largement du maintien simultané des candidatures de Philippe et d’Attal, qui se partageraient une partie de l’électorat central.
Lorsque Gabriel Attal se retire, Édouard Philippe peut atteindre 19 % ou 20 % et reprendre l’avantage. Dans d’autres configurations, Mélenchon arrive à égalité ou devant l’un des deux anciens Premiers ministres.
À gauche, le chef de file insoumis conserve une avance nette sur Raphaël Glucksmann, crédité de 10 % à 11 %. François Hollande, testé dans certains scénarios à la place de Glucksmann, obtiendrait 8 %.
Le sondage intervient au lendemain de l’annonce de la candidature de Raphaël Glucksmann. Le fondateur de Place publique a également confirmé qu’il participerait à la primaire organisée dans le camp social-démocrate et qu’il en respecterait le résultat.
Marine Le Pen donnée gagnante dans tous les duels testés
Si Jean-Luc Mélenchon parvenait au second tour du 2 mai, le rapport de force lui serait très défavorable. Marine Le Pen l’emporterait avec 68 % des voix, contre 32 % pour le candidat insoumis.
La candidate du Rassemblement national serait également donnée gagnante face à Gabriel Attal, par 57 % contre 43 %, et face à Édouard Philippe, par 55 % contre 45 %.
Ces projections montrent que la dynamique actuelle profite avant tout à Marine Le Pen. Elles mettent aussi en évidence l’absence, à ce stade, d’un adversaire capable de rassembler largement au second tour.
Les résultats doivent néanmoins être interprétés avec prudence. À près de huit mois du premier tour, les candidatures, les éventuelles primaires et les accords entre partis peuvent encore modifier profondément le paysage électoral. Le sondage mesure un rapport de force à un moment donné ; il ne constitue pas une prévision du résultat final.