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Sebta occupée : Sánchez écarte toute responsabilité des autorités marocaines

31 août 2026 - 10:06

Le chef du gouvernement espagnol affirme qu’aucun élément des services de sécurité ou du renseignement ne permet d’établir une implication de Rabat dans les arrivées massives de fin juillet.

Le président du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez, a écarté lundi toute responsabilité des autorités marocaines dans la crise migratoire qui a touché Sebta occupée il y a un mois. Il a également dénoncé une campagne de désinformation amplifiée sur les réseaux sociaux par ce qu’il a qualifié d’« internationale d’extrême droite ».

Interrogé sur la Cadena Ser, le dirigeant socialiste a affirmé qu’aucune information émanant des forces de sécurité espagnoles ou du Centre national du renseignement ne permettait de suspecter une participation, directe ou indirecte, des autorités marocaines.

Fin juillet, quelque 70 000 personnes ont franchi à pied ou à la nage la frontière séparant le Maroc de Sebta occupée, selon les chiffres avancés par le gouvernement espagnol. La plupart auraient regagné rapidement le Maroc, mais environ 5 000 personnes, dont quelque 1 200 mineurs non accompagnés, se trouveraient encore dans le territoire sous administration espagnole, selon Pedro Sánchez. Les autorités locales évoquent, elles, un chiffre de 10 000 personnes.

Le chef du gouvernement espagnol a assuré que les causes précises de cette crise restaient à l’étude. Il a notamment évoqué la diffusion de fausses informations selon lesquelles les migrants ayant rejoint Sebta occupée à la nage ne pourraient pas être renvoyés vers le Maroc. Une interprétation erronée d’un arrêt du Tribunal suprême du 8 juillet aurait, selon lui, été relayée par des réseaux de désinformation et par des organisations criminelles actives dans le trafic d’êtres humains.

Pedro Sánchez a aussi souligné le rôle de la profonde inégalité économique entre les deux rives dans la pression migratoire qui s’exerce sur Sebta occupée et Melilla. Il a dénoncé la propagation de contenus trompeurs après les 30 et 31 juillet par des réseaux liés, selon lui, à la Russie, à Israël et à des mouvances d’extrême droite.

Pour le dirigeant espagnol, la sortie de crise passe nécessairement par la coopération avec le Maroc, et non par « la méfiance ». Il a par ailleurs annoncé une aide supplémentaire de 168 millions d’euros destinée à permettre à Sebta occupée de faire face aux conséquences humanitaires et économiques de la situation.

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