Copenhague a qualifié l’initiative marocaine d’autonomie de proposition « crédible » et de base sérieuse pour parvenir à une solution acceptée par les parties. Cette position a été exprimée lors de la visite de Nasser Bourita dans la capitale danoise.
Le Danemark a réaffirmé son appréciation positive du plan marocain d’autonomie pour le Sahara, qu’il considère comme une « bonne base pour une solution agréée par les parties ».
Cette position a été exprimée vendredi 4 septembre à Copenhague par le ministre danois des Affaires étrangères, Lars Løkke Rasmussen, à l’occasion de la visite de travail de son homologue marocain, Nasser Bourita.
Le chef de la diplomatie danoise a également salué, conformément à la position de l’Union européenne, l’adoption de la résolution 2797 du Conseil de sécurité des Nations unies.
Lars Løkke Rasmussen a qualifié la proposition marocaine d’autonomie de « crédible », estimant qu’elle apporte « une contribution sérieuse et essentielle au processus onusien en cours ». Il a ensuite réaffirmé qu’elle pouvait servir de base à une solution négociée et acceptée par les parties.
La formulation retenue par Copenhague revêt une portée diplomatique particulière. Le Danemark ne se limite plus à reconnaître le sérieux et la crédibilité de l’initiative marocaine : il la situe désormais au cœur de la recherche d’un compromis politique sous l’égide des Nations unies.
Cette évolution intervient alors que le Danemark siège comme membre non permanent du Conseil de sécurité pour la période 2025-2026. Sa position acquiert ainsi un poids supplémentaire dans un dossier suivi directement par cet organe.
Si la déclaration danoise ne constitue pas une reconnaissance explicite de la souveraineté marocaine sur le territoire, elle renforce la dynamique diplomatique favorable au plan d’autonomie défendu par Rabat comme cadre réaliste et durable de règlement.
Pour le Maroc, l’appui croissant à cette initiative confirme le déplacement progressif du débat international : celui-ci porte désormais davantage sur les conditions d’une solution politique négociée que sur le maintien indéfini du statu quo.