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Les émissaires de Trump portent à Kiev les plans discutés avec Poutine, sans avancée concrète

06 septembre 2026 - 09:47

Steve Witkoff et Jared Kushner ont rencontré Vladimir Poutine pendant plus de trois heures à Moscou avant de se rendre à Kiev. Washington évoque des discussions substantielles, mais le Kremlin n’a annoncé aucun accord et les positions russe et ukrainienne restent profondément opposées.

Les émissaires américains Steve Witkoff et Jared Kushner doivent se rendre dimanche à Kiev après un entretien de plus de trois heures avec le président russe Vladimir Poutine au Kremlin.

La Maison-Blanche a indiqué que les deux parties avaient examiné des plans substantiels concernant les prochaines étapes d’un éventuel processus de paix. Aucun détail n’a été dévoilé. Washington affirme que de nouvelles initiatives devraient être annoncées dans les prochaines semaines.

Le conseiller diplomatique du Kremlin, Iouri Ouchakov, a qualifié les échanges de francs, constructifs et utiles. Selon lui, les représentants américains ont présenté plusieurs idées sur les voies possibles d’un règlement, sans qu’aucune percée concrète ne soit annoncée.

Steve Witkoff et Jared Kushner, gendre du président Donald Trump, doivent désormais exposer au président ukrainien Volodymyr Zelensky le contenu des discussions tenues à Moscou. Il s’agit de leur première visite dans la capitale ukrainienne depuis le retour de Trump à la Maison-Blanche.

Le président américain avait déclaré que ses émissaires transportaient une nouvelle proposition destinée à mettre fin à la guerre. Il n’a toutefois pas précisé si celle-ci prévoyait des concessions territoriales de la part de l’Ukraine.

Afin de sécuriser la mission diplomatique, Moscou et Kiev ont accepté de suspendre temporairement leurs frappes aériennes contre les capitales respectives. L’Ukraine s’est engagée à ne pas viser Moscou jusqu’à lundi, tandis que Vladimir Poutine a ordonné l’arrêt des frappes contre Kiev pendant trois jours.

Cette mesure reste strictement limitée. Elle ne constitue pas un cessez-le-feu général et ne concerne ni les opérations sur le front ni les attaques visant d’autres régions. Les bombardements se sont poursuivis dans plusieurs zones d’Ukraine pendant les tractations diplomatiques.

Les divergences fondamentales demeurent. Moscou exige le contrôle intégral des quatre régions ukrainiennes qu’elle revendique et l’abandon par Kiev de son projet d’adhésion à l’OTAN. L’Ukraine refuse toute cession territoriale et considère ces conditions comme une forme de capitulation.

Cette nouvelle séquence diplomatique rouvre un canal de discussion, sans fournir pour l’instant la preuve d’un véritable rapprochement. Les entretiens de Kiev montreront si les idées présentées à Moscou peuvent être transformées en une proposition susceptible d’être examinée par les deux parties.

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