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À l’ONU, le Maroc propose un code de conduite pour les détroits internationaux

18 septembre 2026 - 08:07

Nasser Bourita a défendu une approche fondée sur la responsabilité partagée et la liberté de navigation. Le Maroc souhaite ouvrir une réflexion internationale sur un code de conduite destiné aux États riverains des passages maritimes stratégiques.

Le Maroc considère la gestion des détroits comme une responsabilité internationale, et non comme une propriété ou un instrument de pression. C’est le message porté jeudi par le ministre des Affaires étrangères, Nasser Bourita, lors d’une réunion du Conseil de sécurité des Nations Unies tenue selon la formule Arria.

Organisée par Bahreïn autour du thème « Des mers sûres, une sécurité partagée : protéger la liberté de navigation dans un environnement sécuritaire en évolution », la rencontre a permis au Maroc de proposer l’élaboration d’un code de conduite international en faveur de la liberté de navigation.

Nasser Bourita a rappelé que le Royaume n’est pas seulement un État côtier : il participe directement à la sécurité et à la gestion du détroit de Gibraltar, l’une des principales voies maritimes mondiales. Selon les chiffres avancés par le ministre, près de 100 000 navires y transitent chaque année, soit environ 300 par jour.

Le chef de la diplomatie marocaine a souligné l’intensité de ce trafic, qu’il a comparée à celle des canaux de Suez et de Panama ainsi qu’au détroit d’Ormuz. Cette situation géographique, a-t-il affirmé, n’est pas envisagée par le Maroc comme un privilège, mais comme un devoir au service de la coopération, de la stabilité et du développement.

L’initiative proposée vise à garantir que les passages maritimes internationaux restent des espaces ouverts, sûrs et prévisibles. Elle s’appuierait sur le respect du droit international, le partage des meilleures pratiques et le refus de toute logique de chantage autour de voies essentielles au commerce mondial.

Nasser Bourita a annoncé que le Maroc pourrait accueillir, en coordination avec Bahreïn, un forum international consacré à cette réflexion. L’objectif serait de réunir les États concernés et les acteurs du secteur autour de principes communs pour renforcer la sécurité maritime.

Le ministre a enfin rappelé que les mers et les océans constituent une infrastructure mondiale vitale, mais vulnérable. Les tensions qui affectent plusieurs détroits montrent, selon lui, la nécessité d’une gouvernance capable de protéger la circulation maritime sans laisser ces espaces devenir des foyers de polarisation ou de confrontation.

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