La Commission de l’Union africaine alerte sur les répercussions sécuritaires, économiques et humanitaires de l’escalade en mer Rouge. Elle appelle à préserver la liberté de navigation et à privilégier le dialogue.
La Commission de l’Union africaine (UA) a condamné les attaques attribuées aux rebelles houthis contre des cibles civiles et des infrastructures économiques en Arabie saoudite, ainsi que les menaces visant le transport maritime commercial en mer Rouge.
Dans un communiqué publié jeudi, l’institution a fait part de sa « profonde préoccupation » face à l’escalade militaire dans la région. Elle s’est dite particulièrement alarmée par les informations faisant état de tentatives d’attaques contre La Mecque et d’autres villes saintes saoudiennes.
La Commission a rappelé que les lieux saints, les civils et les pèlerins devaient bénéficier d’une protection pleine et entière. Les Houthis ont, pour leur part, contesté avoir visé La Mecque.
L’UA a également réaffirmé le principe de liberté de navigation en mer Rouge et dans le détroit de Bab al-Mandab, conformément au droit international. Toute action visant à entraver la circulation maritime dans cette zone stratégique expose, selon elle, les États riverains, le commerce mondial, les chaînes d’approvisionnement, la sécurité énergétique et les économies africaines à de graves risques.
La sécurité de la mer Rouge et de Bab al-Mandab constitue un intérêt stratégique majeur pour le continent, a souligné la Commission. Les tensions actuelles font craindre une extension des affrontements au Moyen-Orient, avec des conséquences directes pour l’Afrique sur les plans sécuritaire, humanitaire et économique.
L’Union africaine a appelé les parties à privilégier le dialogue afin d’empêcher une aggravation des hostilités et de préserver la stabilité dans cette région maritime essentielle. Elle intervient alors que les affrontements se poursuivent au Yémen et que la navigation dans plusieurs détroits stratégiques reste fragilisée par les tensions régionales.