La Costaricienne arrive en tête du troisième sondage informel du Conseil de sécurité, avec neuf voix favorables, devant la Guyanienne Carolyn Rodrigues-Birkett, qui en recueille huit.
La Costaricienne Rebeca Grynspan a repris vendredi la première place dans la course à la succession d’António Guterres au poste de secrétaire général des Nations unies, à l’issue du troisième sondage informel organisé par le Conseil de sécurité.
Secrétaire générale de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED), Grynspan a obtenu neuf voix favorables, cinq voix défavorables et une réponse « sans opinion ». Carolyn Rodrigues-Birkett, ambassadrice de Guyana auprès de l’ONU, a recueilli huit voix favorables, six oppositions et une réponse « sans opinion ».
Les deux candidates sont arrivées en tête lors des trois tours de cette procédure confidentielle, connue sous le nom de straw poll. Le scrutin n’est pas contraignant, mais il permet de mesurer le soutien dont bénéficient les candidats et d’identifier les éventuels veto.
Le résultat de Rebeca Grynspan marque toutefois un léger recul par rapport au premier tour, où elle avait obtenu dix voix favorables. Lors du deuxième tour, Carolyn Rodrigues-Birkett était arrivée en tête avec huit voix, mais avec moins de votes négatifs.
À ce stade, les oppositions revêtent une importance particulière. Lors du prochain tour, les cinq membres permanents du Conseil de sécurité — États-Unis, Chine, Russie, France et Royaume-Uni — feront apparaître séparément leurs éventuelles objections, susceptibles de se transformer en veto.
Les trois candidats masculins ont obtenu cinq voix favorables chacun. L’Argentin Rafael Grossi a recueilli huit voix contre lui, l’Ougandais Olara Otunnu sept et le Sénégalais Macky Sall neuf.
L’Équatorienne María Fernanda Espinosa a obtenu trois voix favorables, six défavorables et six réponses « sans opinion ». L’ancienne présidente chilienne Michelle Bachelet n’a recueilli qu’une voix favorable, contre onze oppositions et trois réponses « sans opinion ». Elle a récemment reconnu que ses chances d’être choisie étaient désormais très limitées.
L’Équatorienne Ivonne Baki ferme la marche. Elle n’a reçu aucun soutien, tandis que dix membres ont voté contre elle et cinq se sont abstenus de se prononcer.
La désignation du successeur d’António Guterres nécessitera encore plusieurs consultations avant que le Conseil de sécurité ne transmette un nom à l’Assemblée générale. En 2016, António Guterres avait été officiellement élu à la mi-octobre, après plusieurs tours de scrutin.