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Intelligence artificielle : Washington et Pékin cherchent un terrain d’entente sur les risques

21 septembre 2026 - 08:43

À quelques jours du sommet Trump-Xi, les deux puissances envisagent un mécanisme de notification des incidents liés à l’IA. Les modalités restent à définir, sur fond de négociations commerciales toujours ouvertes.

La concurrence pour la maîtrise de l’intelligence artificielle laisse entrevoir un domaine de coopération entre les États-Unis et la Chine : la communication sur les incidents susceptibles de menacer leur sécurité. Réunies dimanche à New York, les délégations des deux pays ont examiné la création d’un dispositif de dialogue consacré à cette technologie.

Selon le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent, Washington a proposé un mécanisme permettant aux deux puissances de se notifier des incidents liés à l’IA. Les participants ont convenu de poursuivre leurs échanges, dans la perspective du sommet entre Donald Trump et Xi Jinping prévu jeudi à la Maison-Blanche.

Cette annonce ne signifie pas qu’un système d’alerte est déjà opérationnel. Aucun calendrier de mise en œuvre ni définition précise des incidents concernés n’a été rendu public dans les déclarations rapportées. Les discussions ne permettent pas davantage de conclure à un accord sur des règles communes de développement de l’IA.

Prévenir les risques au cœur de la rivalité

Le principe d’une notification répond à un enjeu concret : permettre aux deux pays de communiquer lorsqu’un incident technologique soulève une inquiétude de sécurité. Pour devenir utile, le dispositif devra toutefois préciser les responsabilités de chacun, les informations transmissibles et les conditions de leur échange.

Les entretiens ont duré environ huit heures au siège de JPMorgan Chase. Scott Bessent y a rencontré le vice-Premier ministre chinois He Lifeng, en présence notamment du représentant américain au Commerce, Jamieson Greer, et du négociateur chinois Li Chenggang. Les médias d’État chinois ont présenté les discussions comme franches, approfondies et constructives.

La technologie n’était qu’un volet de cette rencontre. Les deux délégations ont également abordé leurs différends commerciaux, avec plusieurs dossiers encore ouverts : une éventuelle prolongation de la trêve, des ajustements tarifaires et la continuité des approvisionnements américains en aimants à terres rares et en minerais critiques.

Interrogé sur une réduction réciproque des droits de douane visant certains produits, Jamieson Greer a indiqué que les équipes poursuivaient leur travail. Les engagements chinois concernant les achats agricoles américains pourraient également être examinés.

Le dialogue envisagé sur l’IA constitue ainsi une possibilité de coopération ciblée au sein d’une relation concurrentielle. Le sommet de jeudi permettra de mesurer si cette volonté peut déboucher sur un mécanisme concret, au-delà de l’accord pour se revoir.

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