Une instructrice de 22 ans, un élève pilote britannique et un aviateur américain ont péri jeudi dans un accident survenu près de l’aéroport de McMinnville. Les deux appareils effectuaient des vols de nature différente, l’un consacré à la formation et l’autre à une vérification technique. Une enquête fédérale a été ouverte.
Un dramatique accident aérien a coûté la vie à trois personnes, jeudi 29 octobre, dans l’État américain de l’Oregon. Deux hélicoptères sont entrés en collision en plein vol à proximité de l’aéroport municipal de McMinnville, situé au sud-ouest de Portland, avant de s’écraser dans un champ.
Selon le bureau du shérif du comté de Yamhill, l’accident a été signalé vers 14 h 10, heure locale, à proximité de la route 233.
Les services de secours, rapidement dépêchés sur place, ont constaté le décès des trois occupants des deux appareils.
Les circonstances exactes de la collision restent indéterminées.
Une jeune instructrice et un élève pilote parmi les victimes
Les autorités ont identifié deux des trois victimes : Maddie Aasbo, une instructrice de vol de 22 ans originaire du Texas, et Tyler Delane Sturdevant, un pilote de 38 ans résidant à Newberg, dans l’Oregon.
La troisième personne décédée est un élève pilote de nationalité britannique, dont l’identité n’avait pas encore été rendue publique, les autorités devant préalablement informer sa famille.
La jeune instructrice et son élève se trouvaient à bord d’un Robinson R22, un hélicoptère léger à deux places fréquemment utilisé pour l’apprentissage du pilotage.
Le second appareil, un Airbus AS350, était piloté par Tyler Sturdevant, seul à bord.
Les trois occupants ont péri dans l’accident.
Deux missions distinctes au moment du drame
Les premières informations techniques permettent de mieux comprendre la nature des vols effectués par les deux hélicoptères.
Selon les éléments communiqués par les enquêteurs fédéraux et rapportés par la presse spécialisée, le Robinson R22 réalisait un vol d’instruction.
L’Airbus AS350 effectuait, pour sa part, un vol de vérification lié à des opérations de maintenance.
Il ne s’agissait donc pas de deux appareils participant à un même exercice d’entraînement.
Cette précision n’apporte toutefois aucune conclusion sur les causes de l’accident, qui restent à déterminer.
L’un des hélicoptères était associé à Jerry Trimble Helicopters, une école d’aviation implantée à McMinnville.
Dans un communiqué, l’établissement a confirmé qu’un de ses appareils était impliqué dans le drame et a exprimé sa solidarité avec les familles des victimes.
L’école a également indiqué coopérer pleinement avec les autorités.
Les enquêteurs fédéraux mobilisés
L’Administration fédérale de l’aviation américaine (FAA) et le Conseil national de la sécurité des transports (NTSB) ont ouvert une enquête pour reconstituer les circonstances de la collision.
Les investigations devront notamment permettre de comprendre les trajectoires des deux hélicoptères et les conditions dans lesquelles ils évoluaient à proximité de l’aéroport.
L’examen des débris et des données disponibles devra aider les spécialistes à déterminer si des facteurs humains, techniques ou opérationnels ont joué un rôle dans l’accident.
À ce stade, aucune conclusion officielle n’a été rendue publique concernant l’origine de la collision.
Un secteur routier fermé après l’accident
Les deux appareils se sont écrasés dans un champ agricole situé à proximité de la route 233.
Les photographies diffusées par le bureau du shérif montrent des débris dispersés sur le terrain, l’un des hélicoptères étant retourné et l’autre fortement endommagé.
Les autorités ont temporairement interrompu la circulation sur une portion de la route afin de permettre l’intervention des secours et les premières opérations d’investigation.
L’aéroport municipal de McMinnville est resté ouvert.
Au-delà du lourd bilan humain, la catastrophe soulève des interrogations sur les conditions de circulation des aéronefs à proximité des infrastructures aéroportuaires. L’enquête devra établir les faits avant toute conclusion sur les responsabilités ou les défaillances éventuelles.