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Mobilisation lycéenne : Greta Thunberg rejoint les manifestants à Saint-Denis et dénonce les violences policières

15 octobre 2026 - 08:07

Présente mardi matin au lycée Paul-Éluard, à Saint-Denis, l’activiste suédoise a apporté son soutien aux élèves mobilisés pour de meilleures conditions d’enseignement. Son intervention intervient lors d’une cinquième journée de protestation marquée par un recul de la participation.

La mobilisation lycéenne en France a reçu, mardi 13 octobre, le soutien de Greta Thunberg. L’activiste suédoise de 23 ans s’est rendue dans la matinée au lycée Paul-Éluard, à Saint-Denis, en Seine-Saint-Denis, devenu l’un des points de rassemblement du mouvement étudiant. Elle y a exprimé sa solidarité avec les jeunes manifestants et indiqué son intention de rejoindre le cortège parisien prévu dans l’après-midi.

Devant les médias français, Greta Thunberg s’est dite « extrêmement fière des étudiants français » qui se mobilisent pour défendre leur avenir. Elle a dénoncé le manque d’investissements dans les établissements scolaires, estimant que cette situation renvoie aux jeunes le sentiment de ne pas constituer une priorité pour les pouvoirs publics.

Pour l’activiste, la contestation traduit un malaise plus profond entre les nouvelles générations et les responsables politiques. Elle a jugé la réaction des lycéens compréhensible face à des conditions éducatives qu’elle considère incompatibles avec le respect de leurs droits fondamentaux.

Greta Thunberg met en cause l’action de la police

L’activiste a également critiqué avec fermeté le comportement des forces de l’ordre à l’égard des manifestants. Elle a qualifié la police française d’« extrêmement violente » envers les étudiants mobilisés pour obtenir ce qu’elle présente comme des revendications élémentaires.

Greta Thunberg a estimé que les forces de sécurité devraient avant tout assurer la protection des jeunes. Ces accusations, formulées par l’activiste, interviennent dans un climat de tensions autour des modalités de maintien de l’ordre lors des manifestations.

Du côté des organisations lycéennes, sa présence a été accueillie favorablement. Interrogé sur BFMTV, Marius Mesnil, cosecrétaire général de l’Union syndicale lycéenne (USL), a souligné que le mouvement entendait rassembler le plus largement possible, indépendamment des personnalités qui choisissent de lui apporter leur soutien.

Près de 200 lycées bloqués selon le ministère

Cette cinquième journée de mobilisation, baptisée « Acte V », intervient après quatre précédentes manifestations organisées les 29 septembre, 1er, 6 et 8 octobre. À Paris, un cortège était prévu à partir de 14 heures, de la place d’Italie jusqu’aux Invalides, à proximité du ministère de l’Éducation nationale et de Matignon.

L’Union étudiante a appelé à manifester sous un mot d’ordre offensif : « Ils ne nous écoutent pas, nous irons les chercher ».

Le ministère de l’Éducation nationale observe toutefois un essoufflement du mouvement. Invité de France Inter mardi matin, le ministre Édouard Geffray a fait état d’environ 200 lycées bloqués, tout en évoquant une diminution de la mobilisation.

Les chiffres communiqués par le ministère de l’Intérieur confirment cette tendance. Le 8 octobre, les manifestations avaient rassemblé 71 500 personnes à travers le pays, contre près de 256 000 lors de la journée du 6 octobre.

Un mouvement à la recherche d’un nouvel élan

Pour les organisations étudiantes et lycéennes, l’enjeu consiste désormais à relancer une contestation dont l’intensité s’est atténuée au fil des journées. Le calendrier scolaire constitue un obstacle supplémentaire, avec l’arrivée des vacances de la Toussaint à partir de vendredi.

La participation annoncée de Greta Thunberg à la manifestation parisienne pourrait offrir une visibilité supplémentaire aux revendications des jeunes, sans préjuger de son effet sur l’ampleur du mouvement.

Au-delà des blocages et des défilés, la contestation met en lumière les préoccupations d’une partie de la jeunesse française concernant les moyens consacrés à l’éducation, les conditions d’apprentissage et la place accordée aux étudiants dans les décisions publiques.

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