Les automobilistes marocains bénéficient, à partir de ce vendredi 16 octobre, d’une légère baisse du prix du gasoil, désormais affiché autour de 15,61 dirhams le litre. L’essence demeure inchangée, à environ 15,33 dirhams. Un répit limité après plusieurs mois de hausses successives qui continuent de peser sur les ménages et les professionnels du transport.
Une légère détente intervient ce vendredi sur le marché marocain des carburants. Depuis minuit, le prix du gasoil enregistre une diminution de 20 centimes par litre, tandis que celui de l’essence super reste stable, selon les informations communiquées par les distributeurs.
Cette révision ramène le prix indicatif du gasoil aux alentours de 15,61 dirhams le litre, contre environ 15,81 dirhams lors de la précédente quinzaine. L’essence, pour sa part, se maintient autour de 15,33 dirhams.
Ces tarifs peuvent toutefois varier d’une station-service à l’autre, notamment en fonction de la localisation géographique et des politiques commerciales des distributeurs.
Un léger recul après la flambée du début octobre
La baisse appliquée ce vendredi intervient deux semaines seulement après une augmentation particulièrement marquée des prix à la pompe.
Dans la nuit du 30 septembre au 1er octobre, le gasoil avait enregistré une hausse de 80 centimes par litre, tandis que l’essence avait progressé de 39 centimes.
La diminution actuelle ne compense donc qu’un quart de la dernière augmentation du gasoil. Malgré ce réajustement, son prix demeure supérieur de 60 centimes au niveau qui précédait la hausse du début du mois.
Pour les automobilistes, cette correction représente un soulagement modeste. Un plein de 50 litres de gasoil coûte désormais environ 10 dirhams de moins qu’au cours de la précédente quinzaine.
Une succession de hausses depuis l’été
L’évolution des prix des carburants au Maroc reste marquée par les augmentations successives enregistrées depuis la mi-juillet.
Le gasoil avait ainsi connu un premier renchérissement de près de 70 centimes à la mi-juillet, suivi d’une hausse d’un dirham au début du mois d’août, puis d’un nouveau relèvement de 65 centimes à la mi-août.
La tendance s’était poursuivie en septembre, avec notamment un ajustement de six centimes au début du mois, avant la forte augmentation de 80 centimes intervenue le 1er octobre.
L’essence a suivi une évolution moins prononcée, alternant plusieurs ajustements au cours de l’été. Son dernier renchérissement, de 39 centimes, remonte également au début du mois d’octobre.
Le maintien de son tarif ce vendredi signifie que seuls les consommateurs de gasoil profitent de la nouvelle révision.
Transport et pouvoir d’achat toujours sous pression
Malgré ce léger recul, les carburants demeurent à des niveaux élevés, avec des répercussions directes sur les dépenses des ménages et les charges d’exploitation des entreprises.
La question est particulièrement sensible pour les transporteurs routiers, les taxis, les professionnels de la logistique et les activités dont les coûts dépendent fortement du gasoil.
Une diminution de 20 centimes par litre peut alléger marginalement leurs dépenses, sans toutefois effacer l’impact des augmentations accumulées au cours des derniers mois.
Au-delà des professionnels du transport, l’évolution des carburants constitue également un facteur important dans la formation des coûts de distribution des marchandises et, indirectement, dans les prix supportés par les consommateurs.
Dans un contexte international caractérisé par la volatilité des marchés énergétiques, les prochaines révisions tarifaires resteront donc étroitement surveillées.
Pour l’heure, la baisse de ce 16 octobre marque une première respiration après une longue séquence de renchérissements. Mais elle demeure insuffisante pour inverser la tendance générale observée depuis l’été.