Un groupe de soutien au rôle du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) dans la résolution des situations de déplacement prolongé a appelé, jeudi à Genève, à informer les populations des camps de Tindouf des différentes solutions durables qui pourraient leur être proposées. Cette démarche intervient dans le contexte de l’adoption de la résolution 2797 du Conseil de sécurité des Nations unies et des évolutions diplomatiques qui ont suivi.
S’exprimant à l’occasion de la 77e session annuelle du Comité exécutif du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), le groupe a estimé que les récents développements diplomatiques ouvrent de nouvelles perspectives pour parvenir à des solutions durables en faveur des populations vivant dans les camps de Tindouf, sur le territoire algérien.
Dans une déclaration élaborée conjointement avec la France, Todd Steigert, ambassadeur et représentant permanent des États-Unis auprès des Nations unies à Genève, a souligné que la résolution 2797 du Conseil de sécurité, ainsi que les initiatives diplomatiques engagées dans son prolongement, pourraient offrir aux populations concernées des possibilités de sortie de leur situation prolongée de déplacement.
Selon cette déclaration, ces évolutions créent des perspectives concrètes d’accès à des solutions durables qui n’étaient pas disponibles auparavant.
Informer les populations des camps sur les différentes solutions durables
Le groupe a insisté sur la nécessité pour le HCR et les pays donateurs de prendre des mesures permettant aux habitants des camps de Tindouf de disposer d’informations sur l’ensemble des options qui pourraient s’offrir à eux.
L’objectif affiché est de leur permettre d’envisager leur avenir dans des conditions plus dignes, en facilitant l’accès aux mécanismes susceptibles de mettre fin à leur situation de déplacement prolongé.
Dans le cadre de l’action du HCR, les solutions durables peuvent notamment comprendre le rapatriement volontaire, l’intégration locale ou la réinstallation dans un pays tiers, selon les circonstances et les garanties applicables.
La déclaration met ainsi l’accent sur l’importance de l’information et de l’accompagnement des populations concernées, sans présenter une option particulière comme obligatoire.
La résolution 2797 au cœur des nouvelles perspectives diplomatiques
Les auteurs de la déclaration établissent un lien entre les possibilités évoquées et le contexte diplomatique créé par la résolution 2797 du Conseil de sécurité des Nations unies.
Selon le groupe, cette résolution et les développements qui l’ont suivie pourraient contribuer à faire émerger de nouvelles possibilités de règlement durable de la situation des populations des camps.
Cette lecture s’inscrit dans une réflexion plus large sur l’articulation entre les initiatives diplomatiques, les processus politiques et les interventions humanitaires.
Le groupe considère que les efforts de résolution des situations de déplacement prolongé doivent également prendre en compte les perspectives de paix et de développement, afin de dépasser une approche exclusivement centrée sur l’assistance humanitaire.
Un appel à renforcer le rôle du HCR dans la recherche de solutions
Réunissant des pays issus de différentes régions du monde, le groupe de soutien contribue aux activités du HCR à travers des financements et la mobilisation de ressources nationales.
Ses membres ont salué l’attention accordée par le Haut-Commissaire des Nations unies pour les réfugiés, Barham Salih, aux situations de déplacement prolongé, érigées en priorité dans l’action de l’institution.
Ils ont souligné que la recherche de solutions durables constitue un enjeu essentiel pour assurer la viabilité des efforts humanitaires déployés par le HCR.
À cet égard, le groupe a appelé à s’attaquer aux causes profondes des déplacements forcés, dans le respect du mandat de l’agence onusienne, tout en rappelant que la paix demeure une condition fondamentale pour parvenir à des solutions pérennes.
Articuler action humanitaire, processus politiques et développement
Dans le même esprit, le groupe a encouragé le HCR à tirer parti des possibilités offertes par les processus politiques ainsi que par les initiatives de paix et de développement susceptibles de favoriser des solutions durables.
Cette contribution pourrait notamment prendre la forme d’une expertise technique en matière de protection internationale, d’un accompagnement des acteurs concernés et d’une mobilisation accrue des États autour de solutions adaptées aux particularités de chaque situation.
Pour les populations des camps de Tindouf, l’enjeu consiste ainsi à faire en sorte que les évolutions diplomatiques puissent se traduire par des perspectives concrètes, tout en préservant les principes de protection et le caractère volontaire des décisions individuelles.
L’initiative défendue à Genève met en avant la nécessité de dépasser la gestion humanitaire de long terme, en favorisant l’accès à des solutions durables fondées sur la dignité, la protection et la possibilité, pour les personnes concernées, de choisir leur avenir.