Au lendemain de sa nomination par le roi Mohammed VI, la nouvelle équipe gouvernementale s’est réunie samedi sous la présidence de Fatima Ezzahra El Mansouri. Une première prise de contact pour un exécutif de 32 membres, dont 18 nouveaux entrants.
Le nouveau gouvernement marocain a tenu, samedi 17 octobre, sa première réunion sous la présidence de Fatima Ezzahra El Mansouri, au lendemain de la cérémonie officielle de nomination de ses membres par le roi Mohammed VI, au Palais royal de Rabat.
Cette rencontre marque le début du travail collectif du nouvel exécutif, dirigé pour la première fois dans l’histoire du Royaume par une femme. Elle intervient après les élections législatives du 23 septembre, remportées par le Parti authenticité et modernité (PAM), qui a constitué une coalition avec l’Istiqlal, l’Union socialiste des forces populaires (USFP) et le Parti du progrès et du socialisme (PPS).
La nouvelle équipe compte 32 membres et associe des responsables expérimentés à des personnalités issues d’horizons politiques, parlementaires, universitaires, administratifs et professionnels divers.
Dix-huit nouveaux entrants, plusieurs ministres reconduits
La composition du gouvernement traduit une volonté de renouvellement sans rupture complète avec l’équipe précédente. Selon le décompte publié par plusieurs médias marocains, 18 membres n’appartenaient pas au gouvernement sortant, tandis que 14 en faisaient déjà partie, à des niveaux de responsabilité différents.
Les principaux départements de souveraineté conservent leurs titulaires. Abdelouafi Laftit reste à l’Intérieur, Nasser Bourita aux Affaires étrangères, Abdellatif Ouahbi à la Justice et Ahmed Toufiq aux Habous et aux Affaires islamiques.
En revanche, plusieurs portefeuilles économiques et sociaux changent de responsables. Fouzi Lekjaa prend la tête du ministère de l’Économie et des Finances, tandis que Nabil Benabdallah retrouve le gouvernement à l’Éducation nationale. La nouvelle architecture ministérielle comprend également un département consacré à l’intelligence artificielle, confié à Ahmed Rahhou.
Une nouvelle étape politique
La première réunion intervient également après la passation de pouvoirs entre Fatima Ezzahra El Mansouri et son prédécesseur Aziz Akhannouch, organisée samedi à Rabat.
Au-delà du renouvellement des personnes, le nouvel exécutif devra définir les modalités de coordination entre ses différentes composantes et engager la mise en œuvre de son programme gouvernemental.
Les attentes sont particulièrement fortes dans les domaines de l’emploi, de l’éducation, de la santé et du pouvoir d’achat, alors que le Maroc poursuit ses projets d’investissement et les préparatifs de la Coupe du monde de football 2030.
La réunion de samedi constitue ainsi le premier rendez-vous collectif du gouvernement El Mansouri. Aucun détail sur un éventuel ordre du jour ou sur des décisions adoptées à cette occasion n’a été précisé dans les informations disponibles.