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Maroc : Aziz Akhannouch aurait démissionné de toutes les instances du RNI

20 octobre 2026 - 08:23

Après avoir quitté la présidence du Rassemblement national des indépendants en février, puis la tête du gouvernement en octobre, Aziz Akhannouch aurait décidé de rompre ses derniers liens organisationnels avec son parti. Une information rapportée par plusieurs médias marocains, mais qui attend encore une confirmation officielle.

Une nouvelle étape pourrait s’ouvrir dans le parcours politique d’Aziz Akhannouch. L’ancien chef du gouvernement marocain aurait présenté sa démission du bureau politique et de l’ensemble des instances du Rassemblement national des indépendants (RNI), formation qu’il a dirigée pendant près d’une décennie. L’information, révélée lundi soir 19 octobre 2026 par le site arabophone Al Yaoum24, n’a toutefois pas encore été confirmée publiquement par la direction du parti.

Selon les sources citées par le média, Akhannouch aurait déposé une lettre de démission au siège national du RNI, situé dans le quartier Hay Riad, à Rabat. Cette démarche, si elle se confirme, marquerait une rupture plus nette que son départ de la présidence du parti, intervenu huit mois auparavant. Le bureau politique devrait se réunir mercredi soir, dans un contexte où les interrogations se multiplient sur la place que l’ancien chef de l’Exécutif entend désormais occuper dans la vie partisane.

De la transmission de la présidence au possible retrait définitif

Le processus de succession à la tête du RNI avait commencé en janvier 2026, lorsque Aziz Akhannouch avait annoncé sa décision de ne pas briguer un troisième mandat. Le 7 février, un congrès national extraordinaire organisé à El Jadida avait élu Mohamed Chouki à la présidence du parti, ouvrant une nouvelle phase de son organisation interne.

À l’époque, Akhannouch avait tenu à distinguer son départ de la direction d’un désengagement politique. La transition était présentée comme une volonté de renouveler les responsabilités et de permettre l’émergence d’une nouvelle génération de dirigeants, sans rompre avec le parcours collectif du parti.

La démission aujourd’hui évoquée donnerait une autre portée à cette évolution. Elle ne concernerait plus seulement l’exercice de la présidence, mais l’appartenance aux organes dirigeants, voire, selon les informations d’Al Yaoum24, la poursuite même de son engagement partisan.

Une distinction reste néanmoins essentielle : la démission des instances du RNI ne suffit pas, à elle seule, à établir un retrait définitif de toute activité politique. Une clarification personnelle d’Aziz Akhannouch ou une communication officielle du parti serait nécessaire pour connaître l’étendue exacte de sa décision.

Dix années à la tête du RNI

Aziz Akhannouch avait pris les commandes du Rassemblement national des indépendants en octobre 2016, succédant à Salaheddine Mezouar. Sous sa présidence, le parti avait renforcé son organisation territoriale avant de remporter les élections législatives de septembre 2021, avec 102 sièges à la Chambre des représentants.

Cette victoire avait conduit Akhannouch à la tête du gouvernement, après plusieurs années passées au ministère de l’Agriculture et de la Pêche maritime, portefeuille qu’il occupait depuis 2007.

Son parcours s’est ainsi inscrit dans deux temporalités politiques distinctes : celle d’un ministre ayant exercé sous plusieurs gouvernements et celle d’un dirigeant partisan devenu chef de l’Exécutif. Cette double expérience explique la portée politique d’un éventuel retrait de la vie partisane.

Un RNI engagé dans sa recomposition

Les informations sur le départ d’Akhannouch interviennent après les élections législatives du 23 septembre 2026, au cours desquelles le RNI a enregistré un recul de sa représentation parlementaire, passant de 102 à 66 sièges. Le parti demeure une force importante au Parlement, mais évolue désormais dans une configuration différente de celle qui avait accompagné sa victoire de 2021.

Sous la présidence de Mohamed Chouki, la formation est engagée dans une phase de réorganisation, tout en cherchant à définir sa place dans le nouveau paysage gouvernemental.

Le possible départ d’Akhannouch des instances dirigeantes soulève dès lors une question institutionnelle et organisationnelle : comment le RNI entend-il poursuivre sa transition après dix années durant lesquelles son identité politique a été étroitement associée à celle de son ancien président ?

Pour l’heure, les réponses restent suspendues à une confirmation de la démission et à d’éventuelles précisions de la direction du parti. Si cette information se vérifie, elle constituera une étape significative dans la recomposition du RNI, sans permettre pour autant de préjuger des intentions politiques futures d’Aziz Akhannouch.

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