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Énergies renouvelables : l’UE annonce 4,5 milliards d’euros de garanties pour le sud de la Méditerranée

26 octobre 2026 - 16:41

La Commission européenne lance la plateforme T-MED afin de stimuler les investissements dans le solaire, l’éolien, l’hydrogène vert et les réseaux électriques. Bruxelles ambitionne de mobiliser jusqu’à 25 milliards d’euros d’ici 2035. Des projets en Égypte et en Tunisie illustrent les premières avancées de cette coopération énergétique.

L’Union européenne entend accélérer le développement des énergies propres sur la rive sud de la Méditerranée. La Commission européenne a présenté, lundi 26 octobre, la plateforme d’investissement T-MED, soutenue par 4,5 milliards d’euros de garanties financières, afin de faciliter la réalisation de projets renouvelables et d’attirer davantage de capitaux privés.

Présentée par Dubravka Šuica, commissaire européenne chargée de la Méditerranée, cette initiative vise à rapprocher les institutions financières, les investisseurs et les porteurs de projets. Elle s’inscrit dans le Pacte pour la Méditerranée, destiné à renforcer la coopération économique et énergétique avec les partenaires régionaux.

Un mécanisme pour réduire les risques financiers

La plateforme repose sur un dispositif de garanties destiné à limiter les risques supportés par les investisseurs et à faciliter l’accès au financement des projets jugés viables.

Les 4,5 milliards d’euros annoncés ne correspondent pas à des subventions directement versées aux pays bénéficiaires. Ils constituent un instrument financier visant à mobiliser des investissements supplémentaires, notamment auprès du secteur privé.

À travers l’initiative T-MED, la Commission européenne ambitionne d’atteindre jusqu’à 25 milliards d’euros d’investissements d’ici 2035.

La concrétisation de cet objectif dépendra toutefois de la capacité des promoteurs à présenter des projets solides et de l’existence de cadres réglementaires favorables à leur réalisation.

Le solaire et l’hydrogène vert au premier plan

La plateforme soutiendra plusieurs secteurs stratégiques : production d’électricité solaire et éolienne, hydrogène renouvelable, stockage énergétique, modernisation des réseaux et interconnexions électriques transfrontalières.

La fabrication de technologies propres figure également parmi les priorités, avec l’ambition de renforcer les chaînes de valeur locales et les capacités industrielles des pays partenaires.

Le sud de la Méditerranée dispose de ressources naturelles considérables pour la production d’énergie renouvelable. Leur exploitation nécessite cependant des investissements dans les infrastructures, les réseaux de transport et les systèmes de stockage.

Bruxelles souhaite également accompagner l’amélioration des procédures d’autorisation, de l’accès aux réseaux électriques et des contrats d’achat d’électricité à long terme, appelés PPA.

Ces mesures doivent contribuer à réduire les obstacles qui retardent certains investissements énergétiques.

Des projets en Égypte et en Tunisie

La Commission européenne met en avant plusieurs initiatives en Égypte et en Tunisie pour illustrer les premiers résultats de la coopération T-MED.

En Égypte, un programme de modernisation du réseau électrique, évalué à 1,6 milliard d’euros, vise à améliorer l’intégration des énergies renouvelables dans le système national.

Un projet d’ammoniac vert à Ain Sokhna, représentant un investissement de 575 millions d’euros, figure également parmi les opérations citées.

D’autres projets éoliens dans le golfe de Suez doivent permettre d’ajouter 500 mégawatts de capacité de production.

En Tunisie, deux centrales photovoltaïques de 100 mégawatts chacune sont également mises en avant, parallèlement au renforcement des infrastructures de transmission électrique.

Ces exemples témoignent du potentiel des investissements énergétiques régionaux, sans signifier que l’ensemble de leurs coûts sera directement couvert par les nouvelles garanties européennes.

Dix mille travailleurs formés à l’horizon 2035

T-MED comprend également un volet consacré à l’emploi et aux compétences professionnelles. Bruxelles prévoit de soutenir la formation et le perfectionnement de 10 000 travailleurs d’ici 2035, afin d’accompagner le développement des technologies propres.

L’initiative doit aussi encourager la participation des entreprises locales et favoriser l’émergence d’activités industrielles liées à la transition énergétique.

Pour Dubravka Šuica, le rapprochement entre investisseurs et promoteurs permettra de transformer les projets prometteurs en investissements concrets, tout en soutenant l’emploi et la croissance.

Au-delà des garanties annoncées, la réussite de T-MED se mesurera à la réalisation effective des projets, à la création d’emplois et au renforcement des capacités énergétiques locales. L’enjeu est de faire de la transition énergétique un véritable levier de développement pour les économies du sud de la Méditerranée.

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