Avec 146 voix, le Maroc a été élu, le 7 novembre 2025, au Conseil exécutif de l’UNESCO pour la période 2025-2029, en tête du groupe arabe. Cette victoire diplomatique consacre une reconnaissance internationale du rôle constructif du Royaume dans la promotion du dialogue des civilisations et du développement humain durable.
L’élection du Maroc au Conseil exécutif de l’UNESCO constitue bien plus qu’un succès protocolaire : elle confirme l’influence croissante du Royaume au sein des instances multilatérales. Arrivé premier du groupe arabe devant la Jordanie et l’Égypte, le Maroc renforce sa position comme acteur crédible de la diplomatie culturelle et éducative mondiale.
Ce résultat traduit la confiance de la communauté internationale envers la vision claire et stable portée par la politique extérieure marocaine : celle d’un multilatéralisme fondé sur le dialogue, la modération et la coopération. L’UNESCO, où le Maroc siège désormais pour quatre ans, représente un terrain privilégié pour défendre ces principes dans un contexte international marqué par les fractures culturelles et les crises climatiques.
Une diplomatie culturelle consolidée
Le Royaume, déjà membre actif de plusieurs organes de l’ONU, a su capitaliser sur un réseau diplomatique dense et sur des initiatives concrètes dans les domaines de l’éducation et du patrimoine. Les programmes marocains d’alphabétisation, la restauration de sites historiques classés et l’intégration du patrimoine immatériel dans les politiques publiques lui confèrent une crédibilité particulière.
Mais ce siège engage aussi le pays à transformer cette reconnaissance en influence réelle : contribuer aux réformes de l’organisation, promouvoir la coopération scientifique Sud-Sud et renforcer la place de l’Afrique dans les programmes de l’UNESCO. Dans un monde où l’éducation et la culture deviennent enjeux géopolitiques, le Maroc dispose d’une légitimité qu’il devra exercer avec cohérence et constance.
Un mandat sous le signe du développement humain
L’élection intervient dans un moment clé pour l’UNESCO, confrontée à la montée des tensions géopolitiques et au recul des financements. Le Maroc devra défendre un équilibre : préserver les valeurs universelles de tolérance et de respect mutuel tout en portant les priorités du continent africain.
L’expérience marocaine en matière de gouvernance éducative et d’investissement dans la jeunesse sera un atout dans les débats sur l’inclusion numérique, la formation des enseignants et la valorisation des langues et cultures locales.
Le mandat 2025-2029 offre ainsi au Royaume une tribune internationale pour affirmer sa diplomatie du savoir : un modèle où la culture et la science deviennent des leviers de développement humain et non des instruments d’influence idéologique.
L’élection du Maroc au Conseil exécutif de l’UNESCO est à la fois un honneur et une responsabilité. Elle marque la reconnaissance d’une diplomatie équilibrée et visionnaire, mais exige désormais des résultats tangibles. Le véritable succès ne se mesurera pas au nombre de voix obtenues, mais à la capacité du Royaume à transformer cette confiance en initiatives concrètes au service de l’humanité partagée.