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« Ça suffit » : le Groenland rejette fermement les nouvelles velléités d’annexion de Donald Trump

05 janvier 2026 - 13:47

Le Premier ministre du Groenland, Jens Frederik Nielsen, a opposé lundi un refus sans ambiguïté aux nouvelles déclarations de Donald Trump évoquant une possible annexion de l’île arctique par les États-Unis. Dans un message publié sur les réseaux sociaux, le chef du gouvernement groenlandais a dénoncé une pression répétée et déplacée, rappelant que toute discussion doit s’inscrire dans le respect du droit international et des canaux diplomatiques établis.

Cette sortie intervient dans un contexte international tendu, marqué par l’intervention militaire américaine au Venezuela et par la mise en avant, assumée par la Maison-Blanche, des intérêts stratégiques et énergétiques de Washington. Aux yeux de nombreux observateurs européens, l’épisode vénézuélien ravive les inquiétudes autour du Groenland, territoire autonome danois doté de ressources minières considérables et situé dans une zone clé de l’Arctique.

Donald Trump a de nouveau justifié ses propos en invoquant la sécurité nationale des États-Unis, estimant que le Danemark ne serait pas en mesure d’assurer seul la protection de l’île. Des déclarations qui ont immédiatement suscité des réactions à Copenhague et dans plusieurs capitales européennes. Paris a rappelé que les frontières ne sauraient être modifiées par la force, tandis que la Finlande, la Suède et la Norvège ont exprimé leur soutien à l’intégrité territoriale du Groenland et du Danemark.

La polémique a été ravivée par la diffusion, sur les réseaux sociaux américains, d’images suggérant une future intégration du Groenland aux États-Unis. La Première ministre danoise, Mette Frederiksen, a qualifié ces initiatives d’irrespectueuses, réaffirmant que le territoire n’est ni à vendre ni négociable par déclarations interposées.

Au-delà des formules provocatrices, l’affaire révèle une tension plus profonde entre logique de puissance, compétition stratégique en Arctique et fragilité du cadre multilatéral. Pour Nuuk comme pour Copenhague, le message reste clair : le destin du Groenland se décide à Nuuk et à Copenhague, et nulle part ailleurs.

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