>

Sánchez consolide près de dix points d’avance sur Feijóo, Vox atteint son meilleur score

17 février 2026 - 18:58

Le baromètre du Centre de recherches sociologiques (CIS) pour le mois de février attribue au Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) 32,6 % des intentions de vote, portant son avance sur le Parti populaire (PP) à 9,7 points. Le fait marquant de l’enquête réside dans la progression de Vox, qui, avec 18,9 %, égale son record historique et se situe désormais à seulement quatre points des conservateurs. Réalisée entre le 2 et le 6 février, l’étude dessine un paysage politique dominé par la consolidation socialiste et la poussée continue de l’extrême droite dans un contexte de polarisation accrue.

Le CIS confirme ainsi la position du PSOE comme première force politique du pays. Les données, issues de 4 027 entretiens, témoignent d’une dynamique favorable aux socialistes, tandis que Vox enregistre son meilleur résultat depuis que l’organisme mesure les intentions de vote. Sous la direction du sociologue José Félix Tezanos, l’institution situe ces évolutions dans un climat de débat intense autour de la gestion économique, des politiques migratoires et de la stabilité du gouvernement de coalition.

Avec 32,6 %, le PSOE gagne neuf dixièmes par rapport à janvier (31,7 %), consolidant une tendance haussière observée depuis plusieurs mois. À l’inverse, le PP recule légèrement, passant de 23 % à 22,9 %. L’écart entre les deux principales formations nationales atteint ainsi 9,7 points.

La progression de Vox constitue l’élément le plus significatif du baromètre. Le parti dirigé par Santiago Abascal gagne 1,2 point en un mois et réduit l’écart avec le PP à quatre points seulement. Cette dynamique, confirmée par les récentes élections régionales en Aragon où Vox a dépassé les prévisions, interroge sur la recomposition du vote conservateur.

Reconfiguration du bloc de droite

La somme des intentions de vote du PP et de Vox atteint 41,8 %, soit 1,1 point de plus qu’en janvier. En y ajoutant Se Acabó la Fiesta, la formation menée par Alvise Pérez, le bloc des droites et de l’extrême droite totalise 44,2 %, contre 42,5 % le mois précédent. Se Acabó la Fiesta progresse de six dixièmes pour atteindre 2,4 %, confirmant son implantation comme force antisystème capable de capter une partie du vote protestataire.

À gauche du PSOE, Sumar perd deux dixièmes et s’établit à 7 %, tandis que Podemos gagne quatre dixièmes pour atteindre 3,9 %, réduisant l’écart avec la coalition dirigée par Yolanda Díaz. Ensemble, PSOE, Sumar et Podemos cumulent 43,5 %, en hausse par rapport aux 42,4 % de janvier.

Dans le camp indépendantiste, Esquerra Republicana de Catalunya (ERC) recule légèrement à 2,5 %, tandis que Junts progresse à 1,2 %. EH Bildu descend à 1 %, derrière le Bloque Nacionalista Galego et le Parti nationaliste basque, tous deux à 0,8 %. Ces chiffres précèdent plusieurs événements politiques susceptibles d’influer sur les prochains baromètres.

Sánchez renforce son leadership personnel

Pedro Sánchez demeure le leader préféré pour diriger le gouvernement. 25,3 % des personnes interrogées le citent comme leur choix prioritaire pour la présidence, soit huit dixièmes de plus qu’en janvier. Santiago Abascal arrive en deuxième position avec 10,2 %, devant Alberto Núñez Feijóo (9,9 %). L’écart resserré entre Abascal et Feijóo reflète la dynamique observée dans les intentions de vote.

Gabriel Rufián (ERC) recueille 4,2 % des préférences, tandis qu’Isabel Díaz Ayuso recule à 3,4 %. Un quart des sondés (25,3 %) déclarent ne préférer aucun des principaux dirigeants pour la présidence du gouvernement, signe d’une défiance persistante envers la classe politique.

Aucun leader n’obtient la moyenne en termes d’évaluation. Sánchez recueille 4,23 sur 10, suivi de Yolanda Díaz (3,97), Feijóo (3,45) et Abascal (2,97). Ces résultats traduisent un mécontentement généralisé, malgré l’avantage relatif du président du gouvernement.

Le baromètre de février dessine ainsi un paysage politique marqué par la consolidation du PSOE, la montée record de Vox et les difficultés du PP à enrayer la progression de l’extrême droite tout en réduisant l’écart avec les socialistes.

Partager l'article

Partagez vos idées

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *