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Genève : un forum international plaide pour des solutions durables aux réfugiés africains et met en avant le modèle de développement au Sahara marocain

26 février 2026 - 18:44

Genève. En marge de la 61ᵉ session du Conseil des droits de l’homme, le Palais des Nations a accueilli une conférence internationale de la société civile consacrée aux réponses durables aux crises de déplacement en Afrique. Organisée par des ONG accréditées auprès de l’ECOSOC, en coordination avec l’Ordre de Malte, la rencontre a placé au centre du débat la nécessité de dépasser l’aide d’urgence pour privilégier des approches intégrées fondées sur le développement.

Passer de l’urgence à l’intégration

Les intervenants ont insisté sur un changement de paradigme : l’assistance humanitaire, indispensable dans les situations de crise, ne peut plus constituer une solution permanente. Le forum a plaidé pour des stratégies associant réinstallation, inclusion économique et intégration sociale des populations déplacées.

Dans cette logique, plusieurs participants ont souligné l’importance des modèles de développement territorial capables de créer des conditions de stabilité à long terme. Les dynamiques d’investissement et d’amélioration des infrastructures dans les provinces du Sud du Maroc ont été citées comme exemple d’approche articulant développement local et prévention des vulnérabilités sociales.

Focus sur la situation des camps de Tindouf

Les discussions ont également abordé la situation des camps de Tindouf, en Algérie, présentée comme l’un des cas les plus anciens de déplacement prolongé en Afrique. Plusieurs intervenants ont alerté sur la dépendance durable à l’aide humanitaire et sur l’absence de perspectives économiques pour les populations concernées.

Le débat a insisté sur la nécessité d’un recensement transparent afin de garantir une meilleure protection internationale des réfugiés et de renforcer les mécanismes de suivi des droits fondamentaux.

Une participation internationale diversifiée

La conférence a réuni des personnalités issues de différents horizons : représentants d’ONG africaines, experts en droits humains, diplomates et acteurs humanitaires. Tous ont convergé vers une même idée : la gestion des déplacements forcés ne peut être efficace sans partage réel des responsabilités au niveau international.

Parmi les priorités évoquées figurent la mise en œuvre concrète du Pacte mondial sur les réfugiés, la lutte contre la traite humaine et le renforcement du leadership africain dans la recherche de solutions durables.

 Développement et paix durable

Au-delà des positions politiques, la tonalité générale du forum a mis en avant une approche qui relie développement économique, stabilité sociale et paix durable. Le message principal : seule une vision combinant droits humains, investissement territorial et coopération internationale permettra de sortir des logiques d’assistance prolongée.

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