Le Japon a confirmé l’envoi au Royaume-Uni de réserves stratégiques de favipiravir, un antiviral utilisé contre la grippe, afin de soutenir la réponse sanitaire liée au foyer de hantavirus détecté à bord du navire MV Hondius.
Le gouvernement de Japon a annoncé avoir expédié au Royaume-Uni des doses de favipiravir, un médicament antiviral développé initialement contre la grippe, dans le cadre de la gestion du foyer de hantavirus apparu à bord du MV Hondius.
Le médicament, commercialisé au Japon sous le nom d’Avigan par le laboratoire Fujifilm Toyama Chemical, a été envoyé à la demande des autorités britanniques afin d’être utilisé à titre préventif pour les personnes ayant été en contact avec des patients contaminés.
Le favipiravir avait déjà été utilisé de manière expérimentale lors d’autres crises sanitaires, notamment contre Ebola et durant la pandémie de Covid-19.
Une efficacité encore incertaine
Les autorités japonaises reconnaissent toutefois que l’efficacité du médicament contre le hantavirus n’a pas encore été validée par des essais cliniques sur l’être humain.
Le ministre japonais de la Santé, Kenichiro Ueno, a expliqué que les résultats disponibles reposaient principalement sur des expérimentations animales montrant une amélioration des taux de survie après infection.
Malgré ces incertitudes scientifiques, Tokyo estime que le contexte d’urgence sanitaire justifie son utilisation préventive.
Le gouvernement japonais n’a pas précisé le nombre exact de doses transférées, mais affirme disposer de stocks suffisants pour traiter environ six millions de personnes en cas de crise majeure.
Un épisode qui renforce la coopération sanitaire
Cette aide intervient alors que plusieurs passagers évacués du MV Hondius poursuivent leur période de surveillance médicale au Royaume-Uni.
Vingt-deux passagers liés au navire — dont vingt Britanniques, un Allemand résidant au Royaume-Uni et un citoyen japonais — avaient été transférés depuis Tenerife vers le Royaume-Uni le 10 mai dernier.
Selon les autorités sanitaires, tous ont jusqu’à présent été testés négatifs au hantavirus.
Tokyo a également salué l’assistance fournie par Londres au ressortissant japonais concerné, notamment lors de son évacuation aérienne et du suivi médical organisé sur place.
Le foyer détecté sur le MV Hondius continue d’attirer l’attention des autorités sanitaires internationales en raison de la présence présumée de la souche Andes, la seule variante connue du hantavirus capable de transmission interhumaine.