Le Maroc consolide sa position parmi les économies les plus attractives de la région, porté par une hausse des investissements étrangers, un vaste cycle d’infrastructures lié à la Coupe du monde 2030 et une confiance accrue des marchés financiers. C’est le principal constat du dernier Rapport de suivi de la situation économique publié par la Banque mondiale.
L’institution souligne que les investissements directs étrangers (IDE) ont progressé de 29 % en 2025, confirmant l’intérêt croissant des entreprises internationales pour le Royaume. Cette dynamique s’inscrit dans un contexte de croissance économique robuste, avec un PIB en hausse de 4,9 %, soit le rythme le plus soutenu enregistré depuis plus d’une décennie.
Selon la Banque mondiale, le Maroc bénéficie pleinement de la réorganisation des chaînes d’approvisionnement internationales. Sa proximité avec l’Europe, la qualité de ses infrastructures, sa stabilité macroéconomique et son environnement industriel en font une plateforme privilégiée de nearshoring pour les groupes européens.
Les secteurs de l’automobile, de l’aéronautique, des phosphates et de l’agroalimentaire continuent d’alimenter cette dynamique. Les exportations industrielles restent soutenues, tandis que les investissements productifs se concentrent sur des activités à plus forte valeur ajoutée.
Le rapport met également en avant l’effet d’entraînement des grands projets d’infrastructures engagés dans la perspective du Mondial 2030, organisé conjointement par le Maroc, l’Espagne et le Portugal. Les investissements publics dans les transports, les équipements urbains et les infrastructures logistiques devraient continuer à soutenir l’activité au cours des prochaines années.
La Banque mondiale prévoit une croissance de 4,2 % en 2026, avant une stabilisation autour de 4 % à moyen terme, portée progressivement par un secteur privé plus dynamique et une consommation intérieure en progression.
Autre facteur de confiance : la solidité des fondamentaux macroéconomiques. L’institution relève une inflation maîtrisée, une amélioration des finances publiques, un secteur bancaire jugé résilient ainsi qu’une crédibilité renforcée du Royaume sur les marchés internationaux.
Le rapport insiste enfin sur un enjeu stratégique : la transformation numérique. Selon la Banque mondiale, l’accélération de la digitalisation des entreprises et des services publics pourrait accroître sensiblement la productivité et renforcer encore la compétitivité du Maroc dans les années à venir.
Tout en dressant un tableau globalement favorable, l’institution rappelle que des défis subsistent, notamment la poursuite des réformes structurelles, la création d’emplois qualifiés et la réduction de la dépendance aux aléas climatiques et aux tensions géopolitiques.