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L’Europe occidentale sous une nouvelle vague de chaleur, sur fond de sécheresse persistante

11 août 2026 - 10:01

Après un mois de juillet exceptionnellement chaud et sec, les températures repartent à la hausse au Royaume-Uni et en France. Le déficit pluviométrique alimente les incendies, multiplie les restrictions d’eau et place plusieurs grands fleuves à des niveaux critiques.

Une nouvelle vague de chaleur gagne l’Europe occidentale après un mois de juillet marqué par des températures records, une forte sécheresse des sols et des incendies particulièrement destructeurs.

Le Royaume-Uni pourrait connaître jusqu’à 36 °C dans l’est et le sud-est de l’Angleterre. En France, où un troisième épisode caniculaire est annoncé depuis le début de l’été, le thermomètre devrait approcher 39 °C dans certaines régions méridionales.

Des records absolus ont également été relevés dans des pays moins habitués aux chaleurs extrêmes. La Slovaquie a enregistré 42,2 °C, tandis que l’Autriche a atteint 41,2 °C.

Un mois de juillet exceptionnel en Espagne

En Espagne, la température moyenne de juillet s’est élevée à 25,7 °C dans la péninsule, soit 2,6 degrés au-dessus de la normale 1991-2020. Selon l’Agence nationale de météorologie, juillet 2026 rejoint ainsi celui de 2022 au premier rang des mois de juillet les plus chauds depuis 1961.

L’absence de pluie a aggravé les effets de la chaleur. Les données de Copernicus montrent que l’humidité superficielle des sols a atteint des niveaux exceptionnellement bas dans de vastes zones de la péninsule Ibérique, de France, d’Allemagne, d’Autriche et de Hongrie.

La situation n’est cependant pas uniforme. Les États baltes, la Finlande et certaines régions de l’est du continent ont reçu des précipitations supérieures aux normales. La sécheresse la plus sévère se concentre principalement en Europe occidentale et centrale.

La crise s’étend aux ressources en eau

En France, des restrictions d’usage de l’eau ont été instaurées dans une grande partie du territoire. Dans les départements les plus touchés, les ressources sont réservées aux besoins prioritaires, notamment l’approvisionnement en eau potable, la santé, l’assainissement et la sécurité civile.

En Angleterre, plusieurs semaines de précipitations très faibles ont asséché les espaces verts et réduit les réserves, au point que de nombreux parcs londoniens ont perdu leur couleur habituelle.

La combinaison de la chaleur et du déficit pluviométrique pèse également sur les cours d’eau. En juillet, Copernicus a observé des débits très inférieurs aux moyennes saisonnières dans de nombreuses régions d’Europe occidentale, centrale et orientale.

Le Rhin, la Tamise, le Danube, le Rhône, le Pô et la Vistule comptent parmi les fleuves affectés. La baisse de leur niveau menace le transport fluvial, l’irrigation, la production énergétique et les écosystèmes aquatiques.

À cette sécheresse terrestre s’ajoute une température anormalement élevée des eaux du bassin méditerranéen occidental et de certaines zones de l’Atlantique. Ces vagues de chaleur marines exercent une pression supplémentaire sur la biodiversité et peuvent influencer l’intensité de futurs phénomènes météorologiques.

L’Europe se réchauffe plus rapidement que les autres continents. Le changement climatique ne crée pas à lui seul chaque épisode de chaleur, mais il en augmente la probabilité et l’intensité. Ses effets dépassent désormais la seule hausse des températures : ils touchent simultanément l’eau, la santé, l’agriculture, les transports et la sécurité énergétique.

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