La députée de la Fédération de la gauche démocratique (FGD), Fatima Tamni, réclame davantage de transparence sur les conventions conclues entre le ministère de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication et certaines associations qu’elle estime proches du Parti authenticité et modernité (PAM).
Dans une publication sur Facebook, la parlementaire s’interroge sur la finalité de ces partenariats : répondent-ils réellement aux politiques publiques destinées à la jeunesse et à la culture ou risquent-ils de servir à la constitution de réseaux d’influence à l’approche des élections ?
Fatima Tamni cite notamment la gestion d’activités au complexe socioculturel et sportif du quartier Hay Mohammadi, à Casablanca. Elle soupçonne certaines associations bénéficiaires d’évoluer dans l’entourage politique du parti auquel appartient le ministre Mohamed Mehdi Bensaid.
La députée n’apporte toutefois pas, dans sa publication, d’éléments établissant un financement électoral ou un détournement de ressources publiques. Elle demande précisément la publication des informations susceptibles de confirmer ou de dissiper ces soupçons.
Ses demandes portent sur le contenu des conventions signées, les critères retenus pour sélectionner les associations, les montants qui leur sont accordés, la répartition des financements, l’identité des bénéficiaires et les mécanismes prévus pour prévenir d’éventuels conflits d’intérêts.
Pour l’élue de gauche, les associations doivent conserver leur autonomie à l’égard des formations politiques. Elle estime également qu’un ministère est tenu de servir l’ensemble des citoyens et ne saurait devenir un instrument de consolidation de l’influence d’un parti.
L’approche des prochaines échéances électorales renforce, selon elle, la nécessité de rendre publiques les conditions dans lesquelles ces partenariats sont conclus et contrôlés. Elle considère que les moyens de l’État ne peuvent constituer une ressource électorale et que le tissu associatif ne doit pas être traité comme un réservoir de voix.
Fatima Tamni souligne enfin que la transparence permettrait de protéger les partenariats réguliers de tout soupçon. À l’inverse, si un usage politique des moyens publics était établi, la question dépasserait la compétition électorale pour devenir un enjeu de responsabilité institutionnelle et démocratique.
Aucune réponse du ministère aux interrogations formulées par la députée n’était mentionnée dans les informations disponibles au moment de la publication.