Le Parti de la justice et du développement (PJD) a décidé, samedi 26 septembre à Bouznika, de rester dans l’opposition parlementaire et de ne pas participer au prochain gouvernement. Adoptée à l’unanimité par son Conseil national, cette décision confirme le refus d’Abdelilah Benkirane de rejoindre une coalition dirigée par le Parti authenticité et modernité (PAM), arrivé en tête des élections législatives du 23 septembre.
Réuni en session extraordinaire pour examiner les résultats du scrutin et définir son positionnement politique, le Conseil national du PJD a entériné l’orientation déjà arrêtée par le secrétariat général du parti. Abdelilah Benkirane a précisé qu’aucun membre de la direction n’avait défendu l’idée d’une participation à un gouvernement conduit par le PAM.
Le secrétaire général a toutefois tenu à distinguer ce refus d’une opposition systématique. Le PJD entend juger le futur exécutif sur ses décisions et ses réalisations, tout en exerçant une opposition qu’il souhaite forte, raisonnable et non populiste.
Cette décision intervient alors que le parti enregistre une progression électorale, passant de 13 sièges en 2021 à 54 lors du scrutin du 23 septembre 2026. Abdelilah Benkirane a estimé que ce résultat revêtait une importance politique supérieure à celui de 2016, affirmant que « l’avenir sourit au PJD ». Il a également réaffirmé son attachement à la ligne réformiste de sa formation.
S’adressant aux citoyens qui se sont abstenus lors des dernières élections, l’ancien chef du gouvernement a qualifié leur abstention de grave erreur et les a invités à s’engager davantage dans la vie politique.
En choisissant de rester dans l’opposition avant même la formation du prochain gouvernement, le PJD clarifie son positionnement pour la nouvelle législature, tandis que les discussions sur les futures alliances gouvernementales restent à venir.