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Nike prépare de nouvelles suppressions d’emplois après un nouveau recul de ses ventes

02 octobre 2026 - 11:49

Nike prépare une nouvelle réduction de ses effectifs dans le cadre d’une vaste restructuration destinée à relancer sa croissance et à réduire ses coûts. L’équipementier sportif américain vient de clôturer le premier trimestre de son exercice 2027 sur une baisse de 4 % de son chiffre d’affaires, avec un recul particulièrement marqué en Chine. Parallèlement, le groupe va ouvrir un nouveau campus à Bengaluru, en Inde.

Nike entre dans une nouvelle phase de restructuration. Le géant américain des vêtements et chaussures de sport prévoit de supprimer des emplois dans le cadre d’une transformation destinée à rendre son organisation plus agile, plus efficace et davantage concentrée sur ses principales catégories sportives.

Le groupe n’a pas encore précisé le nombre de postes concernés. Les décisions relatives aux suppressions d’emplois devraient commencer à se concrétiser au cours de l’exercice fiscal 2027.

Cette annonce intervient après un trimestre confirmant les difficultés persistantes de l’entreprise. Entre juin et août, premier trimestre de l’exercice fiscal 2027, le chiffre d’affaires de Nike s’est établi à 11,213 milliards de dollars, en recul de 4 % sur un an.

Le bénéfice net a atteint 712 millions de dollars, soit une baisse de 2 %.

Les perspectives restent également difficiles. Nike prévoit désormais une diminution de son chiffre d’affaires annuel dans le haut de la fourchette à un chiffre au cours de l’exercice 2027.

La Chine reste le principal point faible

Les performances du groupe varient fortement selon les régions. L’Amérique du Nord a enregistré une progression, tandis que les autres grandes zones géographiques ont reculé.

La situation reste particulièrement préoccupante en Grande Chine. Les revenus de Nike y ont chuté de 22 %, à environ 1,18 milliard de dollars. À taux de change constants, le recul atteint 26 %.

Le groupe tente depuis plusieurs trimestres de relancer son activité sur ce marché, confronté notamment à la montée en puissance des marques locales et à des difficultés pour renouveler suffisamment son offre.

Dans la région Europe, Moyen-Orient et Afrique, le chiffre d’affaires a également reculé de 5 %.

2,5 milliards de dollars d’économies visés

La restructuration s’inscrit dans le programme baptisé Pace, destiné à transformer le modèle opérationnel de Nike et à étendre à l’ensemble du groupe la stratégie de recentrage sur les sports prioritaires menée par son directeur général, Elliott Hill.

Le programme comprend notamment la modernisation de la chaîne d’approvisionnement mondiale, une simplification de l’organisation et une réorganisation géographique des activités.

Nike estime que cette transformation permettra de réaliser environ 2,5 milliards de dollars d’économies cumulées d’ici à l’exercice 2031.

Cette restructuration aura néanmoins un coût important. Le groupe prévoit environ un milliard de dollars de charges avant impôts liées au programme d’ici 2031, principalement en raison des mesures concernant les effectifs.

Un nouveau campus à Bengaluru

Parallèlement aux réductions d’effectifs, Nike entend renforcer sa présence en Inde avec l’ouverture d’un nouveau campus à Bengaluru, l’un des principaux pôles technologiques du pays.

Le groupe présente cette implantation comme un investissement à long terme destiné à développer de nouvelles compétences et à attirer des talents capables de soutenir ses activités à l’échelle mondiale.

Cette expansion en Inde intervient ainsi au moment où Nike cherche simultanément à réduire ses coûts et à réorganiser une partie de ses activités internationales.

Elliott Hill, revenu chez Nike pour prendre la direction générale du groupe en 2024, cherche notamment à relancer l’innovation, renforcer les relations avec les distributeurs et recentrer les investissements sur les catégories sportives jugées prioritaires.

Les résultats du premier trimestre montrent toutefois que cette transformation prendra du temps. Nike améliore certains indicateurs de rentabilité et réduit ses dépenses, mais reste confronté au recul de ses ventes, à la faiblesse de son activité numérique et, surtout, aux difficultés persistantes du marché chinois.

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