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L’Iran étudie la proposition américaine transmise par le Qatar, Ormuz reste au cœur des négociations

04 octobre 2026 - 11:03

Téhéran affirme examiner toujours la dernière proposition américaine transmise par l’intermédiaire du Qatar et avoir déjà communiqué ses premières observations aux médiateurs. Malgré la poursuite du conflit et les profondes divergences entre les deux pays, le canal diplomatique entre l’Iran et les États-Unis reste ouvert.

L’Iran n’a pas encore donné de réponse définitive à la proposition de Washington. Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaeil Baghaei, a indiqué dimanche que Téhéran poursuivait son examen du document avant de transmettre de nouvelles observations à la partie américaine par l’intermédiaire des médiateurs qataris.

La proposition a été remise aux Iraniens lors d’une brève escale à Doha de leur délégation, qui regagnait Téhéran après son séjour à New York. Les responsables iraniens ont profité de cette étape pour communiquer leurs premières remarques aux médiateurs.

Les détails de l’offre américaine n’ont pas été rendus publics. Baghaei a toutefois démenti les informations selon lesquelles Téhéran aurait proposé une reprise des inspections de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) dans ses installations nucléaires en échange d’un allègement des sanctions.

Ormuz au centre du bras de fer

Pour Téhéran, la priorité immédiate reste le détroit d’Ormuz, passage stratégique pour les exportations mondiales d’hydrocarbures et devenu l’un des principaux points de friction entre l’Iran et les États-Unis.

Les autorités iraniennes conditionnent sa réouverture complète à plusieurs mesures américaines, parmi lesquelles la levée du blocus naval et de certaines sanctions. Téhéran réclame également l’arrêt des hostilités au Moyen-Orient ainsi que le déblocage d’avoirs iraniens gelés.

Ces exigences s’inscrivent dans le « plan de sept jours » défendu par l’Iran et inspiré du mémorandum conclu en juin sous médiation pakistanaise avant qu’une nouvelle escalade militaire ne vienne interrompre le processus.

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a réaffirmé dimanche que le détroit pourrait retrouver un fonctionnement normal dans les sept jours suivant une éventuelle acceptation des conditions iraniennes par Washington.

Une diplomatie sous la pression de la guerre

Les échanges indirects interviennent dans un contexte particulièrement tendu. Le conflit déclenché le 28 février se poursuit tandis que Washington maintient une forte pression économique et militaire sur la République islamique. Les tensions autour d’Ormuz donnent à cette confrontation une dimension internationale en raison du rôle essentiel du détroit dans les approvisionnements énergétiques mondiaux.

Abbas Araghchi a de nouveau défendu la voie diplomatique, estimant qu’une issue durable ne pouvait être obtenue par la seule force militaire ou par un renforcement des sanctions.

Téhéran continue donc d’articuler fermeté et négociation : les autorités iraniennes affirment être prêtes à répondre à une nouvelle escalade militaire tout en maintenant la porte ouverte aux discussions. Les positions restent éloignées, mais la médiation du Qatar permet pour l’heure de préserver un canal entre Washington et Téhéran au moment où la crise demeure particulièrement fragile.

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