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Attaques contre l’aéroport de Riyad : Pékin condamne les houthis et appelle à éviter l’escalade

12 octobre 2026 - 09:57

Après plusieurs frappes meurtrières contre l’aéroport international Roi-Khaled, la Chine exprime sa vive inquiétude face à la dégradation de la situation sécuritaire en Arabie saoudite. Pékin réclame la protection des civils et privilégie une issue négociée, dans une région stratégique pour ses approvisionnements énergétiques et ses échanges commerciaux.

La Chine est sortie de sa réserve diplomatique face à la nouvelle vague d’attaques visant l’Arabie saoudite. Lundi 12 octobre, Pékin a condamné les offensives revendiquées par les rebelles houthis du Yémen contre l’aéroport international Roi-Khaled de Riyad, dénonçant les pertes humaines et mettant en garde contre une aggravation des tensions au Moyen-Orient.

Lors d’une conférence de presse, la porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Mao Ning, a exprimé la vive préoccupation de son gouvernement devant les conséquences de ces attaques. Elle a rappelé l’opposition constante de la Chine aux violences visant les populations civiles et les infrastructures non militaires.

Pékin a également exhorté les parties impliquées à faire preuve de retenue et à privilégier le dialogue et la négociation, afin d’éviter que la confrontation ne s’étende davantage dans une région déjà fragilisée par plusieurs foyers de tension.

Un bilan humain particulièrement lourd

Les déclarations chinoises interviennent après plusieurs attaques contre le principal aéroport de la capitale saoudienne. Selon les derniers bilans rapportés lundi par l’agence EFE, ces opérations ont provoqué au moins 17 morts et plusieurs centaines de blessés.

L’attaque la plus meurtrière, survenue samedi, a fait treize morts et plus de 300 blessés. Une nouvelle offensive dimanche a causé un décès supplémentaire, onze blessés et des dégâts matériels.

Les insurgés houthis, qui contrôlent une partie du Yémen, ont revendiqué les attaques et menacé de poursuivre leurs opérations contre les aéroports et l’espace aérien saoudiens.

Cette succession de frappes accentue les inquiétudes concernant la sécurité des installations civiles et la continuité des liaisons aériennes dans le Royaume.

La diplomatie chinoise privilégie la désescalade

La réaction de Pékin s’inscrit dans sa ligne diplomatique habituelle au Moyen-Orient : condamnation des attaques contre les civils, appel à la retenue et recherche de solutions politiques.

Mao Ning a insisté sur la nécessité de résoudre les différends par la négociation plutôt que par une multiplication des opérations militaires. La Chine considère qu’une nouvelle escalade compromettrait les perspectives de stabilité régionale et aggraverait les conséquences humanitaires et économiques du conflit.

Cette position prend une importance particulière compte tenu des relations entretenues par Pékin avec les principales puissances régionales, notamment l’Arabie saoudite et l’Iran.

La Chine dispose de liens économiques et énergétiques étroits avec Riyad, tout en maintenant des relations diplomatiques et commerciales importantes avec Téhéran. Cette double relation explique l’attention qu’elle porte aux risques d’extension de la confrontation.

Les routes énergétiques au centre des préoccupations

Au-delà des attaques contre l’aéroport de Riyad, la nouvelle escalade ravive les inquiétudes concernant la sécurité des voies maritimes et des infrastructures énergétiques du Moyen-Orient.

Le détroit d’Ormuz, le détroit de Bab el-Mandeb et la mer Rouge occupent une place essentielle dans la circulation internationale des hydrocarbures et des marchandises. Toute aggravation durable des tensions dans ces espaces pourrait perturber les échanges commerciaux et accroître les coûts du transport.

Pour la Chine, grande importatrice de pétrole et acteur majeur du commerce mondial, la stabilité de ces corridors représente un intérêt économique direct.

Les menaces proférées par les houthis contre les infrastructures saoudiennes ajoutent ainsi une dimension supplémentaire aux préoccupations sécuritaires qui entourent déjà les routes maritimes régionales.

Pékin face au risque d’un élargissement du conflit

La condamnation chinoise intervient alors que les attaques contre l’Arabie saoudite prennent une ampleur préoccupante, tant par leur bilan humain que par les infrastructures visées.

En appelant à la protection des civils et à la reprise du dialogue, Pékin cherche à défendre une désescalade susceptible de préserver la stabilité régionale et les échanges économiques.

La question demeure toutefois celle de la capacité des différents acteurs à contenir les opérations militaires. Les nouvelles menaces formulées par les houthis laissent planer le risque de frappes supplémentaires, tandis que les conséquences des attaques récentes continuent de peser sur les transports et la sécurité du Royaume.

Pour la diplomatie chinoise, l’urgence consiste désormais à éviter que cette confrontation ne provoque une déstabilisation plus large du Moyen-Orient.

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